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Après l'élection, Mariano Rajoy refuse de dialoguer avec Carles Puigdemont — Catalogne


Ils ont par ailleurs battu avec près de 82% de votants le record historique de participation dans la région. Il avait aussi dissous le Parlement de la Catalogne à la suite de l'adoption de la déclaration d'indépendance qui prévoit le retour à une République en Catalogne. La coalition menée par l'ancien président du gouvernement autonome, Carles Puidgemont, Ensemble pour la Catalogne, fait un score inattendu, avec 34 sièges. Avec 37 députés, le parti arrivé en tête est Ciudadanos, une formation centriste opposée à l'indépendance.

En organisant ce scrutin jeudi, Mariano Rajoy avait espéré que la 'majorité silencieuse' porterait un coup décisif au mouvement séparatiste. Il a estimé que les résultats des élections régionales anticipées de jeudi "ont montré que personne ne peut parler au nom de la Catalogne s'il ne prend pas en considération toute la Catalogne".

Le président catalan destitué Carles Puigdemont hésitait, hier, entre rester en Belgique ou rentrer en Espagne au risque d'être arrêté, même après la victoire électorale de son camp indépendantiste. "Ou Rajoy change de recette, ou nous changeons de pays", a-t-il déclaré.

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Mais Gattuso, aussi convaincant qu'il puisse être quand il s'enerve, a-t-il vraiment la solution? L'AC Milan est 11e, alors qu'approche le derby du 27 décembre face à l'Inter en Coupe d'Italie.

La situation économique en Catalogne risque de pâtir de la poursuite de l'incertitude politique. Juste après l'annonce des résultats, un électeur indépendantiste de gauche évoquait ainsi 'une sensation étrange': 'Nous gagnons en députés mais pas en nombre de voix', disait Fran Robles, médecin de 26 ans. Si cela s'avère impossible, les discussions pourront se poursuivre pendant deux mois encore. "Cela reflète bien la réalité, qui est que la Catalogne est politiquement divisée et que la seule façon de trancher la question est de la poser clairement dans un référendum". Une période de dialogue s'ouvre en Catalogne, considère en revanche M. Rajoy, selon qui la responsabilité de tous les partis politiques doit être de travailler à réduire les fractures au sein de la société catalane.

Il va bien falloir qu'à Madrid 'ils cèdent sur des choses qui leurs déplaisent. "S'asseoir et dialoguer", a dit aussi le sociologue Narciso Michavila, dirigeant d'un institut de sondages à Madrid. Mais les indépendantistes devront mettre de l'eau dans leur vin pour stopper la dégringolade du tourisme et des investissements depuis début octobre, ajoute-t-il. Celles-ci avaient été convoquées par Madrid après qu'elle eut déclenché l'article 155 de la Constitution espagnole, qui a mené à la destitution de l'exécutif régional et à la dissolution du parlement catalan. Jusqu'à présent Ensemble pour la Catalogne déclarait ne pas vouloir investir d'autre président que Carles Puigdemont, le président en fonction jusqu'à ce jour et en exil en Belgique, et la Gauche Républicaine déclarait vouloir investir l'actuel vice-président "non déserteur" Oriol Junqueras, emprisonné mais légalement pas plus inéligible que Puigdemont puisque la justice n'a pour l'instant condamné que les membres du gouvernement échu fin 2015.

Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, vendredi matin, Carles Puigdemont a réaffirmé qu'il était prêt à discuter avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. "S'agissant d'une élection régionale, nous n'avons pas de commentaire à faire", a déclaré un porte-parole de l'Institution.

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