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Partir ou se faire emprisonner : Israël prévient les migrants africains illégaux


Pas plus tard que ce matin, il a annoncé le lancement d'un programme destiné à imposer à près de 40 000 migrants en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération.

"Ce programme sera appliqué à partir d'aujourd'hui (mercredi)", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui s'est félicité du projet destiné à "faire partir les migrants entrés illégalement". Ainsi en décidé le gouvernement israélien pour mettre fin au flux de ces migrants.

Le régime érythréen a été accusé par l'ONU de crimes contre l'humanité "généralisés et systématiques".

Les migrants africains entrés clandestinement en Israël devront faire un choix: quitter la "Terre promise" ou se retrouver derrière les barreaux. Quant au Soudan, son président Omar el-Béchir fait l'objet de mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Selon le journal Le Figaro, au terme de cet accord, le Rwanda aurait accepté d'accueillir 10.000 migrants moyennant 5 000 dollars par personne.

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La société chinoise devra indemniser Moneygram de 30 millions de dollars pour cette décision. Le groupe américain compte environ 1 300 employés.

Toujours dans le souci de protéger le pays des migrants, Israël qui partage une frontière terrestre avec l'Afrique avait construit une clôture électronique, le long de la frontière avec l'Egypte, pour limiter l'entrée sur le territoire national. Ces établissements-prisons vont bientôt fermer leurs portes. Tout en espérant que les migrants coopéreront, il a fait savoir que son pays utilisera d'autres moyens, eux aussi légaux, à sa disposition, pour faire partir ceux qui sont y installés illégalement.

Il s'était rendu fin août dans le sud de Tel Aviv où habitent plusieurs milliers de migrants africains et avait promis de rendre le secteur aux "citoyens israéliens". Dans un communiqué, le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a exprimé son inquiétude, en rappelant notamment qu'Israël avait " des obligations légales s'agissant de la protection des réfugiés ".

Or, depuis que les autorités israéliennes ont pris en 2009 la responsabilité de déterminer qui entre dans cette catégorie, seuls 8 Erythréens et deux Soudanais ont obtenu le statut, avait poursuivi le HCR. Deux cents ressortissants soudanais originaires du Darfour (ouest) ont eux obtenu un "statut humanitaire en Israël", avait-il précisé.

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