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Quand les femmes en ont assez de faire la bise au travail


La maire du petit village de Morette (Isère), près de Grenoble, Aude Picard-Wolff, a envoyé un courrier électronique à ses 73 collaborateurs, élus de la communauté de Saint Marcellin Vercors Isère (SMVIC), pour leur demander de s'abstenir de faire la bise. "Une bonne partie ne souhaite pas faire la bise mais n'ose pas le dire", confie la maire dans les colonnes de "Ouest-France ". Or aujourd'hui, c'est un geste qui est devenu systématique et qui ne signifie plus rien.

Et Aude Picard-Wolff de lancer ce cri du cœur: "Conseil communautaire, commissions, conférences diverses et variées, séminaires, conseils d'administration, cérémonies, manifestations, je n'en peux plus de faire la bise à des dizaines de personnes". Faire la bise, c'est aussi le risque de se transmettre des virus. Je souhaite pouvoir arriver à l'heure et faire comme les hommes avec les autres hommes: serrer la main à toutes les femmes et à tous les hommes à la place des deux bises habituelles.

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Or le CFCM a fait le choix d'être représenté par son nouveau président, le franco-turc Ahmet Ogras élu en juillet dernier, et de son prédécesseur le franco-marocain Anouar Kbibech.

Même constatation du côté de Romy Duhem-Verdière, une conceptrice web et blogueuse parisienne. Combattre la bise n'est donc peut-être pas aussi futile qu'il n'y paraît. Je préférerais réserver la bise à mes proches, mes intimes, mes amis. C'est aux femmes qu'incombe le plus souvent cette corvée, tandis que les hommes peuvent se contenter d'une poignée de main formelle.

"Pourquoi nous, les femmes, nous devrions faire la bise, alors que les hommes ne la font pas?"

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