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Accusations de Mediapart contre les renseignements : le parquet ouvre une enquête


Pour l'heure, aucune enquête de l'IGPN, la police des polices, n'a été ouverte sur le sujet.

Le 26 juillet 2016, Adel Kermiche et Abdel Malik Petijean ont pénétré dans la petite église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en banlieue de Rouen, en plein office célébré par le père Jacques Hamel. Selon elle, la note, datée du 22 juillet, n'évoque "en aucun cas (...) l'imminence d'un passage à l'acte, et encore moins le ciblage d'un lieu précis".

Ce brigadier de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris a en effet intercepté des messages envoyés via l'application de messagerie cryptée Telegram, dans lesquels une personne s'exprimant sous pseudonyme évoque ses tentatives de départ vers la Syrie, les cours qu'il donne dans une mosquée de la ville de Seine-Maritime, ainsi que des appels à commettre des attaques au couteau dans des églises.

Dans leur communiqué, les autorités préfectorales rappellent par ailleurs que la note en question "s'inscrivait dans le travail de détection quotidien du service, [et] a suivi le circuit habituel de validation ".

Les processeurs seront ralentis de 30 % à cause d'une faille — Intel
Quoi qu'il en soit, le mal est fait et il faut s'attendre à une volée de mises à jour dans les jours qui viennent. Google précise qu'il travaille étroitement avec ses partenaires pour déployer rapidement le patch en question.

Lorsque l'attentat a lieu, "le rédacteur de la note a immédiatement fait le lien avec l'individu qu'il avait identifié " et, "sans délai, la DRPP a informé oralement les services enquêteurs et a rédigé une nouvelle note datée du 26 juillet ". "Des questions se posent à nouveau: qui savait quoi?".

D'après lui, "l'attentat aurait pu être évité".

"L'enquête a été ouverte pour" faux", " usage de faux " et " altération de documents " à la suite d'une plainte déposée par l'avocat de deux victimes de l'attentat, MMehana Mouhou, a précisé au Monde une source judiciaire. Selon le SCPN, l'article de Mediapart, "manifestement écrit avec le concours d'une source dont on peut questionner les intérêts et la déontologie, constitue à l'évidence une mise en danger de plusieurs chefs de services, mais également une compromission du secret de la défense nationale".

Le brigadier en poste à la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, avertit alors sa hiérarchie, notamment pour permettre de déceler l'identité de celui qui sera identifié quelques jours plus tard après l'attentat, Adel Kermiche. Cette affaire a aussi suscité des réactions dans la classe politique.

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