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Trois ans après, les Français se sentent de moins en moins Charlie


Cela peut s'expliquer par le fait que "l'époque au cours de laquelle les séniors se sont socialisés leur a permis d'avoir une colonne vertébrale idéologique beaucoup plus forte que les jeunes d'aujourd'hui", et donc d'être moins perméables aux thèses complotistes.

Dimanche, trois ans après les attaques terroristes qui ont tué 17 personnes, dont 11 dans les locaux de Charlie Hebdo, les autorités publiques, Emmanuel Macron en tête, commémoreront le 7 janvier 2015.

Au lendemain du 7 janvier 2015, la France était Charlie. C'est du moins ce qu'affirment les organisateurs de l'événement "Toujours Charlie " qui accueillera samedi 1 700 personnes aux Folies Bergères, à Paris, trois ans après l'attentat contre l'hebdomadaire satirique et la prise d'otages au magasin Hypercasher de la porte de Vincennes. Ils sont trois: le Printemps républicain, le Comité Laïcité République et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). Parmi elles figurent l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen, la philosophe Elisabeth Badinter la fondatrice des Femen Inna Shevchenko ou encore l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

Charlie Hebdo sera notamment représenté par son rédacteur en chef, Gérard Biard, et sa directrice des ressources humaines, Marika Bret.

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Le problème, c'est qu'il avait déjà écopé d'un avertissement six minutes plus tôt, pour un coup de coude dont il est coutumier. C'était la première rencontre de Diego Costa au Wanda Metropolitano, nouvelle enceinte du club.

"À titre d'exemple, entre janvier 2016 et décembre 2017, l'esprit Charlie a reculé de 15 points chez les moins de 35 ans et de 26 points chez les ouvriers", remarque pour Marianne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop. Mais d'autres membres de l'équipe ne seront pas là "pour des raisons de sécurité", selon un organisateur. "L'objectif est de faire le point trois ans après: où est l'esprit de Charlie Hebdo?".

"Oui, le combat, parce que nous ne pensions pas revivre les débats qu'on a vu ressurgir ces dernières semaines, de manière extrêmement violente", explique à l'AFP le président du Printemps républicain, Amine El Khatmi. "On a constaté que de plus en plus de gens assumaient ouvertement de dire: 'je ne suis plus Charlie', 'ce journal va trop loin'".

Selon cet observateur engagé, "on aurait pu conserver une union nationale quasi unanime, y compris chez les Français de confession musulmane, en faveur de la liberté d'expression, du droit à la caricature, contre les communautarismes et l'expression islamiste" si n'était pas né un "principe de suspicion" envers les musulmans. Y étaient présents "tous les partisans de la laïcité avec leurs différences, c'est normal qu'il y en ait", relève-t-il. "Je préfère des vigilants et des républicains face à des gens qui publient des menaces de mort" et aux "insultes insupportables que se prend la rédaction de Charlie Hebdo", dit-il.

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