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Iran : Trump confirme la levée des sanctions, mais pour la "dernière fois"


Si ces modifications ne sont pas apportées d'ici quatre mois, les Etats-Unis se retireront unilatéralement de l'accord, a expliqué un haut responsable de l'administration américaine.

Dans le même temps, le Trésor américain a imposé ce même jour de nouvelles sanctions ciblées contre 14 personnes ou entités iraniennes, notamment pour des "violations des droits de l'Homme". Et ce, sans inclure dans le processus les Iraniens, pourtant signataires de l'accord de Vienne.

Le président français Emmanuel Macron a signifié jeudi par téléphone à M. Trump "la détermination de la France en faveur d'une application stricte de l'accord et l'importance de son respect par l'ensemble de ses signataires", selon l'Elysée. Le 13 octobre dernier, Donald Trump avait refusé de " certifier " l'accord, une mesure requise tous les 90 jours par une loi adoptée par le Congrès.

Ces sanctions visent en premier lieu le chef de l'Autorité judiciaire Sadegh Amoli Larijani.

Donald Trump accuse l'Iran de ne pas se conformer aux dispositions du Plan global d'action conjoint (PGAC), dénomination officielle de l'accord de Vienne, et promet de tout faire pour que la République islamique ne puisse jamais acquérir la maîtrise du feu nucléaire. "Si à tout moment je juge qu'un arrangement n'est pas à notre portée, je me retirerai de l'accord immédiatement".

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"Il n'y a pas aujourd'hui d'indication qui pourrait faire douter du bon respect par la partie iranienne de l'accord puisque l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) confirme régulièrement" sa "bonne mise en oeuvre", a fait valoir le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

"Il importe donc aujourd'hui que l'ensemble des parties prenantes respecte cet engagement commun, et en conséquence que nos alliés américains le respectent aussi", a-t-il insisté.

"Au cours de la rencontre, les ministres de la " troïka " européenne ont exprimé, selon elle, leurs " préoccupations sur d'autres sujets, comme le développement de missiles balistiques par l'Iran ", le soutien iranien au régime du président Bachar Al Assad en Syrie, au Hezbollah libanais et à la rébellion houthie au Yémen et les manifestations qui ont fait 21 morts en Iran.

La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et l'UE ont de concert lancé un appel aux Etats-Unis pour préserver cet accord, ajoutant que Téhéran avait le droit de tirer profit de la levée des sanctions qui y est associée. L'accord engage l'Iran à ne pas développer de programme nucléaire militaire, en échange de la levée de certaines sanctions économiques.

L'Allemand Sigmar Gabriel s'est prévalu d'un accord de principe de la part de Mohammad Javad Zarif pour commencer un "dialogue" sur "un changement de comportement dans la région". "Ceci n'a rien à voir avec l'accord sur le nucléaire", a-t-il expliqué, "mais il y a un besoin urgent de le faire".

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