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Rohani reconnaît le droit des Iraniens à la protestation, mais sans violences


"Dans une vidéo publiée sur Facebook, le premier ministre israélien a souhaité le succès des manifestants iraniens en ajoutant qu'Israël n'était pas impliqué dans les affaires intérieures de la République islamique". Le gouvernement a mis en garde samedi contre de nouveaux "rassemblements illégaux", après deux jours de protestations contre les difficultés économiques - chômage et inflation - et le pouvoir. Des centaines de personnes ont été interpellées, selon les autorités et les réseaux sociaux.

En fin d'après-midi, des centaines de personnes ont manifesté ailleurs dans le quartier de l'université, scandant des slogans hostiles au pouvoir.

Alors que des manifestations ont lieu depuis quelques jours dans plusieurs villes du pays, le Président iranien Hassan Rohani est intervenu à l'antenne de la télévision nationale.

L'Union européenne a dit lundi soir "espérer" que le droit de manifester sera "garanti", dans un communiqué de la porte-parole de la cheffe de sa diplomatie Federica Mogherini. Des millions d'Iraniens consultent l'Internet sur ces téléphones.

Les manifestations ont commencé jeudi à Mashhad, deuxième ville d'Iran, pour s'étendre à l'ensemble du pays et se transformer en un mouvement de protestation politique.

L'aéroport de Montpellier pulvérise son record de passagers
Un nouveau terminal, dans le prolongement des aérogares existantes, débutera début mars et ouvrira au printemps 2019. Air France/KLM (avec ses filiales HOP! et Transavia ) représente 60% du trafic total.

Hassan Rohani et Emmanuel Macron ont également discuté de la situation au Moyen-Orient, notamment en Irak et en Syrie, le président français appelant à "un dialogue renforcé sur le contrôle des armements, y compris balistiques, dans la région" selon l'Elysée.

L'Iran va restreindre temporairement l'accès à certains réseaux sociaux et bloquer des applications de messagerie pour contrôler le mouvement de contestation qui prend de l'ampleur, rapporte dimanche la chaîne de télévision iranienne IRIB citant une source informé. "Nous agirons contre ceux qui provoquent la terreur", a averti le ministre de l'Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli, en faisant la distinction entre "ceux qui ont des revendications légitimes" et "les contre-révolutionnaires".

Elle a posté à l'appui de ses propos des images provenant de comptes Twitter basés aux États-Unis et en Arabie saoudite et soutenant les manifestations en Iran. Ces manifestations sont aussi un casse-tête pour le gouvernement de Rohani, qui a été réélu en mai dernier sur la promesse de garantir la liberté d'expression et de réunion.

Mais le régime continue d'avoir un large soutien parmi la population, avec la mobilisation de dizaines de milliers de personnes samedi pour marquer l'anniversaire du rassemblement qui a mis fin à la contestation de 2009.

Les Etats-Unis, qui soulignent à l'envi le rôle " déstabilisateur " de Téhéran sur l'échiquier régional et dont le président Donald Trump dénonce régulièrement l'accord nucléaire iranien, ont encore une fois insisté sur les ambitions présumées de la puissante chiite au-delà de ses frontières. "Le jour va venir où le peuple iranien sera devant un choix", a aussi tweeté M. Trump. "Il est temps que ça change". "L'Amérique est avec le peuple iranien".

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