Tanitnews

Lactalis devra démontrer que son usine ne présente plus de risque


"Toute boîte de lait infantile produite sur le site de Craon en Mayenne, quelle que soit la date de fabrication, dans tous les lieux de commercialisation, en particulier la grande distribution et les pharmacies", a exigé Bruno Le Maire ce samedi 13 janvier, après une rencontre avec Emmanuel Besnier, le PDG du numéro un mondial des produits laitiers.

Les distributeurs, dont certains ont continué à vendre des produits potentiellement contaminés après l'annonce de leur retrait, avaient déjà été convoqués à Bercy jeudi soir.

"Lactalis fera ensuite tous les investissements nécessaires sur le site de Craon pour garantir la sécurité sanitaire du site", a-t-il ajouté, écartant implicitement le spectre d'une fermeture de l'usine actuellement à l'arrêt et dont 250 des 327 salariés sont au chômage technique.

Le bilan de Santé publique France fait état, à ce jour, de 35 nourrissons atteints de salmonellose et ayant consommé un lait ou un produit d'alimentation infantile de l'usine Lactalis incriminée.

Bruno Le Maire a notamment invité Emmanuel Besnier "à établir le plus rapidement possible les causes de la contamination". Le patron des centres Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, a estimé, jeudi, qu'il y avait eu une "défaillance systémique et pas seulement sectorielle ", épinglant au passage "des services de l'État ".

Nouveau bras de fer entre les États-Unis et Pakistan
Or l'armée américaine a besoin de l'aide logistique du Pakistan pour accéder à ses troupes basées en Afghanistan. Il a apporté une contribution primordiale aux efforts mondiaux contre le terrorisme.

Il avait la veille annoncé l'engagement de toutes les enseignes de distribution à un contrôle " systématique " en caisse afin d'éviter que ne soit vendu du lait infantile Lactalis susceptible d'être contaminé à la salmonelle.

Jeudi un porte-parole de Lactalis avait présenté des excuses aux parents lors d'une conférence de presse.

Le ministère de l'Agriculture avait pour sa part affirmé début janvier n'avoir "pas eu connaissance" des résultats des auto-contrôles menés par le groupe. Parmi eux 18 ont été hospitalisés, "tous sont sortis de l'hôpital" et tous vont "bien", d'après Santé publique France.

Cette nouvelle décision a en fait élargi le précédent rappel concernant l'ensemble des produits infantiles et nutritionnels fabriqués ou conditionnés dans le site de Craon depuis le 15 février 2017, soit quelque 11.000 tonnes de produits.

Le 22 décembre dernier, une enquête préliminaire a été ouverte par la justice pour "blessures involontaires, mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée et inexécution d'une procédure de retrait".

Articles Liés

Commentaires