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Deux frères d'une victime tentent de s'en prendre à Rançon — Perpignan


"La tension aujourd'hui était à son paroxysme", a indiqué à l'AFP Me Xavier Capelet, un des avocats de Jacques Rançon.

Avant cet incident, la cour s'était penchée sur le meurtre et le viol en juin 1998 de Marie-Hélène, 22 ans, retrouvée décapitée, amputée des mains, les parties génitales découpées.

Sautant l'un après l'autre par-dessus les bancs des parties civiles et de leurs avocats, les frères de la victime sont montés sur les bureaux des avocats de la défense et ont tenté de frapper Jacques Rançon à travers les ouvertures du box. En face, de l'autre côté de la salle, les parties civiles ne le quittent pas des yeux. Le président de la cour d'assises est ensuite intervenu en lançant à l'assemblée: " La dignité des débats est importante ". "On a deux frères qui souffrent manifestement depuis de nombreuses années, on peut comprendre qu'ils puissent avoir ce genre de réaction", a-t-il ajouté.

Mais "on ne peut pas la cautionner, la vengeance n'est pas une solution". Il faut impérativement que ce procès puisse se tenir dignement. Une tante de Marie-Hélène était en larmes. Il a développé les faits sans entrer dans les détails, presque mécaniquement: "J'ai pris Marie-Hélène en stop". Dans la foulée, plusieurs témoins seront entendus, avant que les résultats de l'enquête de personnalité de l'accusé ne soient évoqués.

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Le 21 décembre 1997, le corps dénudé et terriblement mutilé de Mokhtaria Chaïb est découvert dans un terrain vague à Perpignan. Je mets le siège en couchette et je la force à se déshabiller. Je l'ai étranglée. Je la sors de la voiture. Cinq mois après, sa tête et ses mains seront retrouvés dans un fossé entre Banyuls-des-Aspres et Saint-Jean-Lasseille. "Je ne me souviens plus", a rétorqué encore une fois l'accusé, qui a exprimé de nouveaux remords.

Jacques Rançon s'assied, les bras ballants, et jette un coup d'œil indifférent sur le public.

Les réponses trop courtes et l'absence d'explication des raisons de ces mutilations faisaient grimper la tension dans une salle d'audience à l'air devenu irrespirable.

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