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Jusqu'à 50 % des espèces pourraient disparaître dans certaines régions — Biodiversité


Le rapport, paru dans la revue " Climate Change", expose l'impact de trois scénarios de réchauffement: +2°C (l'objectif de l'accord de Paris conclu en 2015), +3,2°C (la hausse probable d'après les engagements nationaux existants) et +4,5°C (l'élévation prévue si les émissions de CO2 se poursuivent en l'état) sur près de 80.000 espèces animales et végétales dans 35 des régions les plus riches en biodiversité au monde.

Un réchauffement atteignant les 4,5°C conduit à ce que près de 50% des espèces qui peuplent actuellement les écorégions prioritaires soient menacées d'extinction au niveau local - alors que ce risque serait réduit de moitié si le plafond des 2°C de l'Accord de Paris était respecté.

"La biodiversité mondiale va souffrir terriblement au cours de ce siècle, à moins que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir" contre cela, prévient le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui a co-produit l'étude, présentée comme la plus complète sur cette trentaine de zones.

Les chercheurs des universités d'East Anglia (Royaume Uni) et James-Cook (Australie) ont étudié la situation climatique de 80'000 espèces dans 33 régions jugées "prioritaires", aussi uniques et diverses que l'Amazonie, le désert de Namibie, l'Himalaya, Bornéo, le lac Baïkal ou le sud du Chili.

Partout, le climat vient s'ajouter aux menaces pesant déjà sur la faune et la flore: urbanisation, perte d'habitats, braconnage, agriculture non soutenable.

Renaud de retour en studio… pour enregistrer un album pour enfants
Une information qu'il a confirmée par le biais de Facebook. " Je rentrerai en studio dans huit jours ", a-t-il fait savoir au Parisien .

Les saisons aujourd'hui exceptionnellement chaudes devraient y devenir la norme, parfois dès 2030, et même avec un réchauffement limité à 2°C. Pics de chaleur plus notables, précipitations moindres, sécheresses durables sont attendus en de nombreux endroits.

Sur ces zones, plus de la moitié de la surface (56%) resterait vivable à 2°C. L'Amazonie et le plateau des Guyanes, par exemple, qui accueillent "près de 10% de toutes les espèces connues" sur Terre et "jouent un rôle crucial dans la régulation du climat à l'échelle mondiale" risquent ainsi de voir 43% des espèces de plantes et 47% des amphibiens disparaître localement dans un monde à +2°C, et respectivement 69% et 74% dans un monde à +4,5°C. Mais certains animaux comme les amphibiens et les reptiles et les plantes sont encore plus menacés. Auront-elles, à l'arrivée, un endroit pour vivre?

En conclusion, le WWF préconise de mettre en place des mesures de protections locales, comme des " corridors biologiques", et de faire " des efforts bien plus importants pour garder la hausse des températures à leur minimum absolu ".

Ces changements profonds ne se traduiront pas seulement par la disparition d'espèces ou d'habitats mais impacteront des écosystèmes fournissant des services vitaux à des centaines de millions de personnes.

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