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Frappes en Syrie: "Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire"


Les capacités d'armes chimiques ont été détruites.

"Il y a dix jours, le président Trump disait 'les Etats-Unis ont vocation à se désengager de la Syrie', nous l'avons convaincu qu'il était nécessaire d'y rester", a dit le chef de l'Etat français dans une interview en direct accordée à BFM TV, RMC et Mediapart.

Ainsi, le président français a, pour la première fois, ordonné une opération militaire d'envergure en décidant de mener des frappes conjointes, avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, contre le régime syrien de Bachar al-Assad dans la nuit de vendredi à samedi. "J'ai donc ordonné aux forces armées françaises d'intervenir cette nuit, dans le cadre d'une opération internationale menée en coalition avec les Etats-Unis d'Amérique et le Royaume-Uni et dirigée contre l'arsenal chimique clandestin du régime syrien", précise-t-il. "Les Turcs ont condamné les frappes chimiques et ont soutenu l'opération que nous avons menée". "Elle a par ailleurs constamment apporté une couverture politique au régime syrien sur l'emploi de l'arme chimique [.]".

"La ligne rouge fixée par la France en mai 2017 a été franchie".

Le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian et Florence Parly doivent faire une déclaration depuis l'Elysée tôt dans la matinée. Il a appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le chef d'état-major des armées, le général François Lecointre, a rejeté les allégations russes selon lesquelles 71 missiles sur les 103 tirés par les Occidentaux avaient été interceptés par les forces syriennes équipées par Moscou.

Un iPhone X en or a fuité sur la Toile — Apple
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Il n'avait guère laisser planer de doutes sur ses intentions de réagir militairement après l'attaque du 7 avril qui correspondait, selon lui, aux "lignes rouges" qu'il avait fixées, à savoir une attaque chimique présentant un caractère "létal" et pour laquelle la responsabilité du régime était "avérée". Du côté de la Maison Blanche, le président américain s'est entretenu à ce sujet avec son homologue français Emmanuel Macron, et des concertations entre conseillers militaires se sont tenues vendredi en fin de journée. Cette décision a été prise par la France sur le principe dès dimanche dernier, 48h après l'utilisation d'armes chimiques dans la Ghouta.

M. Macron doit se rendre dans les prochaines semaines aux Etats-Unis, puis en Russie.

Cette séance au Parlement s'annonce tendue: ces frappes n'ont pas suscité d'union sacrée au sein de la classe politique.

Marine Le Pen, présidente du Front national (FN, extrême droite), a estimé qu'avec les frappes, la France perdait "une occasion d'apparaître sur la scène internationale comme une puissance indépendante".

Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI), la France n'a "aucune raison de participer à des actions de représailles qui, en définitive, n'ont aucun sens dans le contexte actuel". Le raid aérien est parti de France.

Alain Juppé, ancien Premier ministre, et Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, ont également apporté leur soutien à cette opération.

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