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L'axe Ankara-Moscou résiste aux frappes — Syrie


" La politique syrienne de la Turquie n'est pas d'être pour ou contre un autre pays ", avait déclaré un peu plus tôt Bekir Bozdag, le porte-parole du gouvernement, rappelant que son pays menait une politique conforme à ses intérêts, lesquels peuvent différer de ceux de l'Iran, de la Russie ou des Etats-Unis.

" Nous pouvons penser différemment, mais nos relations avec la Russie sont trop fortes pour être rompues par le président français ", a expliqué le chef de la diplomatie turque. Nos relations avec la Russie sont aussi solides qu'avant. Le président français s'était entretenu le même jour au téléphone avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et l'avait "remercié" pour les déclarations turques de soutien aux frappes occidentales en Syrie.

Lors de son interview par Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, Emannuel Macron avait assuré: "Par ces frappes et cette intervention, nous avons séparé sur ce sujet, les Russes des Turcs [.] les Turcs ont condamné les frappes chimiques et ont soutenu l'opération que nous avons conduite". Dans une première réaction aux propos de M. Macron, le porte-parole du gouvernement turc Bekir Bozdag a affirmé lundi matin que la Turquie ne prenait parti pour aucune des puissances engagées dans la confrontation au sujet de la Syrie.

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Il est également le deuxième meilleur marqueur de l'histoire de la Coupe d'Europe (36 essais), derrière son coéquipier Chris Ashton.

L'Elysée avait en outre souligné le 14 avril qu'Emmanuel Macron souhaitait "intensifier" dans les prochains jours la "concertation" avec la Turquie en vue de trouver une "solution politique inclusive en Syrie".

Moscou et Téhéran, qui soutiennent Damas, et Ankara, qui appuie des rebelles syriens, sont les parrains du processus d'Astana qui a notamment permis la mise en place de quatre "zones de désescalade" visant à réduire les affrontements en Syrie.

La Turquie a en effet salué ces frappes comme une riposte "appropriée" à l'attaque, alors que la Russie et l'Iran sont montés au créneau pour défendre le régime de Bachar al-Assad.

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