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Overdoses de GHB : les autorités sanitaires donnent l'alerte


Selon le préfet, on serait actuellement sur un rythme de 50 à 100 comas par an à l'échelle des hôpitaux de Paris, contre environ 10 il y a trois ans.

Cette drogue-phénomène inquiète les patrons de bars et de discothèques.

Plus généralement, le préfet de police de Paris a indiqué que les comas à cause de l'utilisation de drogues diverses avaient largement augmenté ces dernières années dans les nuits parisiennes. Et elle n'est pas sans danger!

Depuis la fin 2017, l'absorption volontaire ou involontaire de GBL (gamma-butyrolactone), un solvant détourné en drogue, cousine du GHB surnommé "la drogue du violeur", a causé dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans dans des établissements de nuit parisiens, selon des données de la préfecture de police.

Des fermiers découvrent un morceau de fusée sur une plage bretonne — SpaceX
Il s'agit d'une coupole de 2,5 m de diamètre où apparaît le logo de SpaceX , la société du milliardaire Elon Musk . Pour authentifier leur découverte, les propriaitaires de la ferme de Quéménès ont interpellé SpaceX sur Twitter.

Après plusieurs semaines dans le coma à l'hôpital, l'un des jeunes hommes est d'ailleurs décédé. Chez les jeunes, les nouvelles drogues se répandent et alertent les autorités sanitaires. Une substance chimique qui attire de plus en plus de fêtards en quête d'euphorie et de sentiment de bien-être.

Que prévoient les autorités? Trois autres procédures sont en cours, a détaillé Michel Delpuech.

Six établissements de nuit ont fait l'objet d'une fermeture administrative depuis le début de l'année après le coma de clients sous les effets du GBL. Une réunion a donc été organisée, le lundi 16 avril 2018, entre plusieurs professionnels de la nuit, les autorités de santé et les services de police.

"Face à la recrudescence des incidents dramatiques et à une " situation qu'ils ne pouvaient gérer seuls", les professionnels de la nuit réunis dans le Collectif Action Nuit avaient demandé " de l'aide " aux pouvoirs publics, dans un communiqué diffusé le 22 mars. Le préfet de police s'est également engagé à réfléchir aux moyens juridiques de "limiter la vente de ces produits où leur accès facile, notamment par internet" et d'envisager un "plan d'action partenariale avec les professionnels et les demandeurs de formation, de sensibilisation et de bonnes pratiques" afin de sensibiliser le grand public, et notamment les jeunes, aux risques de cette substance interdite à la vente aux particuliers, mais facilement trouvable dans de nombreuses boîtes de nuit.

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