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Face aux critiques, Facebook exhibe ses chiffres — Modération


Mis en cause sur sa gestion de données et son manque de transparence dans l'affaire Cambrigde Analytica, le réseau social a décidé, pour la première fois, de publier ses chiffres officiels des contenus et comptes effacés. Une responsable de l'entreprise a présenté ces données à Paris.

Concernant la propagande terroriste, le groupe a confirmé des chiffres de fin avril: 1,9 million de contenus ont été supprimés au premier trimestre, soit 73% de plus qu'au 4e trimestre 2017, grâce à des améliorations technologiques.

Cette augmentation est due à l'amélioration des technologies d'analyse, qui font de plus en plus appel à l'intelligence artificielle. 99,5% des contenus supprimés l'ont été avant tout signalement.

La prolifération d'images violentes n'est pas en reste, non plus. Dans près de 86% des cas, ces images ont été détectées avant même d'avoir été signalées par des utilisateurs.

Il s'agit notamment d'images pédopornographiques, de pornographie pour se venger, de messages suicidaires, d'intimidation, de harcèlement, d'atteinte à la vie privée et de violation du droit d'auteur. Ces derniers comptaient ainsi pour 0,07% à 0,09% des contenus vus.

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Le vainqueur de ce duel affrontera pour la Coupe Stanley Winnipeg ou Las Vegas, qui sont dos à dos une victoire dans la finale de la Conférence Ouest.

Parfois avec trop de zèle, comme lorsque le réseau censure certaines oeuvres d'art pourtant tolérées par ses règles, à l'image de "La liberté guidant le peuple" de Delacroix. Une situation qui s'ajoute "aux millions de tentatives de création de faux comptes" déjouées quotidiennement par le réseau.

Le géant des réseaux sociaux a déclaré que ce rapport démontrait le nombre croissant de spams, de discours haineux et de violence et a révélé qu'il avait fermé 583 millions de faux comptes au cours des trois premiers mois de 2018.

Facebook peine en revanche à détecter les messages de haine.

Le groupe explique avoir du mal à repérer ces messages car l'intelligence artificielle peine encore à trier le bon grain de l'ivraie: des insultes racistes ou homophobes peuvent par exemple être "réappropriées" par les minorités qu'elles visent, ou relayées dans le but de les dénoncer, ce qui est normalement permis par la plateforme. Et seules les attaques contre les personnes sont interdites, pas celles visant une idéologie ou une institution.

Dans le cas des contenus haineux néanmoins, Facebook reconnaît que ses outils de détection automatisée ne sont pas suffisants pour identifier correctement les contenus. Dans l'ensemble, estime le réseau social, sur 10 000 contenus visionnés sur Facebook, " 7 à 9 % " n'étaient pas conformes à sa politique en matière de nudité adulte et de pornographie.

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