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L'Union européenne veut sauver l'accord nucléaire iranien : décryptage de Dan Catarivas


"En regardant les dernières décisions de Donald Trump, quelqu'un pourrait même penser: quand on a des amis comme ça, pourquoi avoir besoin d'ennemis?".

Les dirigeants des 28 pays de l'UE se sont accordés mercredi soir à Sofia sur une "approche unie" pour sauvegarder l'accord nucléaire iranien après la décision du président américain Donald Trump d'en retirer les Etats-Unis, a indiqué une source européenne.

Dans l'après-midi, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a reconnu que les moyens dont disposaient les Européens pour protéger leurs entreprises d'éventuelles sanctions américaines étaient " limités ", tout en précisant qu'ils entendaient les utiliser " en intégralité ".

Tout l'enjeu de cette réunion sera de savoir si les pays de l'Union européenne peuvent parler d'une seule voix devant les décisions américaines.

Les Européens discutent notamment de la possibilité d'appliquer une loi dite "de blocage", un instrument permettant de protéger leurs entreprises travaillant en Iran face aux menaces de sanctions extraterritoriales américaines.

"D'après lui, l'Europe peut toutefois être reconnaissante envers le président américain". A ses côtés, M. Guterres a souhaité que "ces mesures puissent avoir du succès".

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Ce sont là "les meilleurs résultats jamais réalisés en terme d'abonnements", se réjouit Patrick Drahi, le patron du groupe.

Au moins face aux caméras, les Européens ont réussi à afficher leur détermination. M. Juncker doit par ailleurs présenter un état des lieux des discussions en cours avec les Américains au sujet des droits de douane sur l'acier et l'aluminium.

" Mon objectif est simple: rester fermes". Les Européens cherchent à obtenir une exemption permanente aux taxes douanières américaines sur l'acier et l'aluminium. Pour l'exempter définitivement, Washington exige une plus grande ouverture du marché européen. Si les États-Unis leur accordent l'exemption permanent, les Européens se disent prêts "à ouvrir des discussions" sur plusieurs sujets. L'Allemagne est favorable à une telle ouverture, contrairement à la France, qui craint de voir ressurgir le spectre du très impopulaire Ttip (ou Tafta), le grand accord commercial au point mort depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump.

"Malgré toutes les difficultés que nous rencontrons ces jours-ci, les relations transatlantiques sont et resteront d'une importance capitale", avait souligné la chancelière allemande Angela Merkel devant le Bundestag.

" C'est la première fois depuis 15 ans que l'UE rencontre ses partenaires de la région sous ce format", souligne une source européenne, tout en précisant qu'il ne sera pas question de parler d'élargissement.

Dans cette lettre, Donald Tusk expliquait aussi qu'il allait profiter d'un mini-sommet à Sofia, en Bulgarie, à l'origine consacré à l'innovation et à l'économie numérique, pour aborder les thèmes de l'actualité récente dont "les déclarations du président Trump à propos de l'Iran et du commerce, ainsi que les derniers événements dramatiques à Gaza".

Jeudi, les Européens vont rencontrer leurs homologues de six pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Macédoine et Kosovo) pour raffermir les liens avec cette région où la Russie tente d'étendre son influence.

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