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Le dialogue direct Donald Trump - Kim Jong-Un à Singapour


"C'est un grand honneur", a brièvement déclaré le président américain, promettant une "relation formidable" avec le leader nord-coréen. "Les anciennes pratiques et préjugés ont fonctionné contre nous, mais nous avons surmonté des obstacles et nous sommes ici aujourd'hui".

Pour convaincre la Corée du Nord d'y renoncer alors que le régime des Kim y a toujours vu une forme d'assurance-vie, Donald Trump s'est formellement et personnellement engagé dans le document commun à apporter des "garanties de sécurité".

Quelques mois après avoir échangé insultes et menaces de guerre après de nouveaux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang, le président américain et le dirigeant nord-coréen se sont livrés à une offensive de charme dès le début de cette rencontre inédite dans l'histoire des relations entre les deux pays.

Une petite saillie informelle lancée sous l'œil hagard d'un Kim Jong-un prêt à attaquer le repas.

Kim Jong Un, qui n'avait jusqu'à cette année jamais effectué la moindre visite officielle à l'étranger, est apparu très décontracté depuis son arrivée à Singapour.

Des images rares du dictateur nord-coréen en dehors de son pays natal. Personnage central de ce dialogue, le chef de diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a rencontré Kim Jong Un à deux reprises, a assuré lundi que les discussions avaient progressé rapidement au cours des ultimes rencontres, se disant "très optimiste quant aux chances de réussite".

Rafael Nadal remporte son 11e tournoi de Roland-Garros — Tennis
Sur ce court de terre ocre qui exige un jeu de jambes très précis , entre glissades et montées au filet, Rafael Nadal est le roi . Pas franchement perturbé par ses articulations défaillantes, Nadal a bouclé le troisième set sans se faire peur.

La rencontre, qui prenait la forme d'un déjeuner de travail, visait à trouver un accord sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne en échange d'un assouplissement des sanctions économiques et diplomatiques envers Pyongyang. Pyongyang s'y est déclaré favorable (sans quoi ce sommet n'aurait jamais eu lieu) sans en préciser les formalités.

Interrogé par un journaliste sur l'atmosphère de cette rencontre, Donald Trump a rendu un verdict optimiste: "Très bonne".

Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on saura peut-être si, au-delà de la portée symbolique du sommet, les négociations ont avancé de manière concrète, notamment sur la question épineuse de la dénucléarisation, terme qui ne recouvre manifestement pas la même signification dans les deux camps. Le Japon et la Corée du Sud, soutenue par les Etats-Unis, ont fait part de leur espoir pour un sommet fructueux.

Analystes et historiens jugent qu'il existe une ouverture mais rappellent à l'unisson que le régime de Pyongyang est passé maître dans l'art des promesses non tenues.

Le tête-à-tête entre Kim et Trump, inimaginable il y a quelques mois lorsqu'ils étaient engagés dans une surenchère verbale faisant craindre le pire, est prévu mardi matin dans un hôtel de luxe de la cité-État asiatique.

Il a en effet déclaré qu'il mettrait fin aux manoeuvres militaires communes avec la Corée du Sud, qu'il a lui-même qualifiées de "très provocatrices" à l'égard du Nord qui exigeait d'ailleurs de longue date le gel de ces manoeuvres, source de tensions récurrentes.

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