Tanitnews

G7: Trump retire son soutien à la déclaration finale


Durant le sommet, Emmanuel Macron avait été interrogé sur la possibilité que Donald Trump change d'avis et se lance dans une guerre commerciale. "C'est de l'intérêt de tous", a tweeté Giuseppe Conte.

Reste à savoir désormais si ce ton conciliant, de la part d'un président américain qui n'a consacré que vingt-quatre heures à ses alliés (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni), se traduira dans un éventuel communiqué commun, sur lequel les délégations ont planché toute la nuit.

"Je ne suis pas le genre de personne qui donne des notes", a sèchement répondu la chancelière allemande Angela Merkel.

L'ambiance entre les deux dirigeants, qui ont jusqu'ici affiché de solides lien d'amitié, s'est tendue depuis quelques jours, le président français réaffirmant jeudi ses critiques virulentes contre les taxes américaines. Le président iranien Hassan Rohani, dont le pays est observateur à l'OCS, s'y est également rendu pour s'assurer du soutien de Pékin et Moscou à l'accord sur le nucléaire iranien après sa dénonciation par Washington. Comme l'Union européenne, il avait confirmé des représailles pour juillet.

Mais le champion de "l'Amérique d'abord" a jugé nécessaire de rééquilibrer d'abord les échanges mondiaux qui sont, a-t-il dit, à l'origine d'une véritable fuite des emplois et des entreprises hors des Etats-Unis.

Un membre de l'administration de Donald Trump a vivement réagi à la déclaration du chef du gouvernement canadien dans laquelle il a qualifié d'"insultantes" les nouvelles taxes américaines sur l'acier et l'aluminium.

Commutateur de colonne de direction Kostal
C’est la colonne de direction en-dessous du volant qui assure la bonne manœuvrabilité de la voiture. Un système de direction est bien plus complexe, et les automobilistes doivent en être informés.

La décision de Donald Trump de retirer par tweet son soutien au communiqué final a été une expérience "dégrisante et un peu déprimante", a commenté dimanche soir Angela Merkel, tandis que le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a accusé le président américain de "détruire très rapidement une quantité incroyable de confiance dans un tweet". Il a notamment évoqué des progrès réalisés autour de l'égalité des sexes, les énergies propres, la sécurité mondiale et la croissance économique tout en reconnaissant qu'ils n'avaient pas réussi avec ses partenaires à faire changer la position de Donald Trump sur les questions commerciales.

L'hôte du sommet, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, a affirmé qu'il s'agissait du "plus important investissement dans l'éducation des femmes et filles dans des situations de crise et de conflit". "295 % sur les produits laitiers, c'est très injuste pour nos agriculteurs", a insisté mardi Donald Trump à Singapour.

Le président américain a immédiatement demandé aux représentants, aux officiels et aux législateurs de son pays de ne pas approuver le communiqué final du sommet G7.

Donald Trump avait jeté un froid en proposant, le matin depuis Washington, de réintégrer la Russie à ce groupe dont elle avait été exclue en 2014.

Au-delà de la photo inédite des deux dirigeants réunis, encore inimaginable il y a quelques mois c'est l'issu de la rencontre qui sera observée à la loupe par la communauté internationale.

Selon M. Mérand, "à Ottawa, on a depuis longtemps fait une croix sur l'idée que la clé des relations canado-américaines allait dépendre du locataire actuel de la Maison Blanche, donc les relations se déploient plutôt au Congrès, auprès des Etats, auprès des milieux d'affaires, de manière à investir dans une relation qui, forcément, sera une relation à long terme". Il sera le premier à quitter le G7 et s'envolera directement vers Singapour pour son sommet avec le dirigeant nord-coréen, sa véritable priorité depuis plusieurs semaines.

Articles Liés

Commentaires