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Kim invite Trump à Pyongyang, "catastrophe nucléaire" évitée selon Trump


Analystes et historiens jugeaient avant le sommet qu'il existait une ouverture mais rappelaient à l'unisson que le régime de Pyongyang était passé maître dans l'art des promesses non tenues.

C'est sans surprise, si les retrouvailles entre les deux "meilleurs amis du monde " ont été lundi, au cœur de l'actualité internationale. Après cinq heures de discussions, entamées par une entrevue privée suivie d'entretiens entre les délégations et d'un déjeuner de travail, le tout ponctué d'accolades et de poignées de mains chaleureuses, les deux dirigeants ont signé une déclaration mentionnant la "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne".

Rappelons qu'en septembre dernier, lors de son premier discours devant l'Assemblée générale de l'Onu, Donald Trump a menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord, affublant son dirigeant Kim Jong-un du surnom de "Rocket Man" ("l'homme-fusée"), "embarqué dans une mission-suicide pour lui et son régime".

En attendant, Kim Jong-un aura réussi à faire de son pays, encore récemment considéré comme un "Etat voyou" et classé par le président américain George Bush (2000-2008) dans son "axe du mal", un Etat quelque peu fréquentable. Ce caractère optimiste dégagé par Trump semble, à priori, naviguer sur les bonnes voies.

"Kim Jong Un a obtenu ce qu'il voulait au sommet de Singapour: le prestige international", analyse Paul Haenle, directeur du centre Carnegie-Tsinghua.

L'engagement de Kim à " dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ".

Auparavant, commentant le sommet de Singapour sur Twitter, le Président américain a remercié le leader nord-coréen pour "un pas courageux vers un avenir meilleur pour son peuple". En 2003, rappelle le journal, Bolton, qui était alors membre de l'administration de George W. Bush, et chargé des questions de désarmement, avait prononcé un discours "incendiaire" contre la Corée du Nord au cours d'un déplacement à Séoul - ce qui avait amené Pyongyang à répliquer en le qualifiant, notamment, d'"ordure" et de "suceur de sang".

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La photo d'origine de ce qui est appelé à devenir un des fameux " mèmes " est l'œuvre du photographe primé Jesco Denzel. Ces dernières ont fait l'objet de nombreux détournements.

Kim Jong Un, qui n'avait jusqu'à cette année jamais effectué la moindre visite officielle à l'étranger, est apparu très décontracté depuis son arrivée à Singapour.

Les deux séries de manoeuvres, au printemps et à l'automne, "répondent à des exercices de la Corée du Nord", souligne M. Bennett, qui évalue leur coût à 2% du coût total de l'alliance américano-coréenne (12 milliards de dollars).

Pour convaincre la Corée du Nord d'y renoncer alors que le régime Kim y a toujours vu une forme d'assurance-vie, le président Trump s'est formellement engagé dans le document conjoint à apporter des "garanties de sécurité". Elle y voit des préparatifs de son invasion et réclame depuis longtemps l'arrêt de ces exercices qui alimentent les tensions.

Mike Pompeo a réitéré la position de Donald Trump, à savoir que les sanctions demeureront en vigueur tant que la Corée du Nord ne sera pas dénucléarisée.

Aucun calendrier précis n'a été avancé pour parvenir à cette "paix durable " entre les deux Corées.

Possible résultat concret évoqué côté américain: un accord de principe pour mettre fin à la guerre de Corée.

Selon certains experts, Pyongyang a presque la capacité d'atteindre n'importe quelle cible sur le territoire des États-Unis et si plusieurs doutent que Kim Jong-un renoncera à son arsenal nucléaire durement acquis, l'espoir que la diplomatie puisse remplacer l'animosité entre les deux pays reste fort.

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