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Disparition des plus vieux baobabs d'Afrique


Entre 2005 et 2017, ils ont ainsi étudié plus de soixante baobabs parmi les plus grands et les plus vieux du Mozambique, d'Afrique du Sud, de Zambie, du Zimbabwe, du Botswana et de Namibie.

Ces arbres qui peuvent d'ordinaire vivre plusieurs centaines, voire milliers d'années, font partie des arbres les plus reconnaissables au monde avec leur tronc massif et leur taille démesurée. Toutefois, même s'ils citent comme éventualité le dérèglement climatique, les chercheurs ont été incapables de se fixer définitivement sur les causes du phénomène. "Au cours des 12 dernières années, huit des treize plus vieux baobabs sont partiellement ou totalement morts". "Il est choquant d'assister à la disparition de tant d'arbres millénaires", écrit Adrian Patrut de l'université Babes-Bolyai en Roumanie, coauteur de l'étude. Les chercheurs ont découvert cette situation "d'une ampleur sans précédent " presque par hasard: ils étudiaient ces arbres pour percer le secret de leurs incroyables mensurations.

Adrian Patrut et son équipe ont commencé à étudier les baobabs en 2005, en analysant plus de 60 spécimens parmi les plus grands et potentiellement les plus anciens d'Afrique. Ces tiges ou troncs, souvent d'âges différents, fusionnent ensuite ensemble.

Parmi ces victimes, trois monstres symboliques: Panke, originaire du Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2450 ans au compteur, l'arbre de Platland d'Afrique du Sud, l'un des plus gros du monde, avec un tronc de plus de 10 mètres de diamètre et le célèbre baobab Chapman du Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé monument national.

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"Les baobabs produisent périodiquement de nouveaux troncs, comme d'autres espèces produisent des branches", explique à l'AFP Adrian Patrut, l'un des coauteurs de l'étude. Avec cette capacité spéciale, les baobabs développent des architectures de plus en plus complexes au fil du temps. La région dans laquelle les arbres millénaires sont morts "est l'une de celles où le réchauffement est le plus rapide en Afrique".

"Statistiquement parlant, c'est pratiquement impossible que la mort d'un aussi grand nombre de ces grands arbres millénaires soit due à des causes naturelles", affirme Adrian Patrut dans les colonnes du National Geographic. Les scientifiques soupçonnent " que la disparition des baobabs monumentaux soit associée, au moins en partie, à des modifications importantes des conditions climatiques qui affectent particulièrement l'Afrique australe ".

"D'autres recherches sont nécessaires pour soutenir ou réfuter cette supposition [celle du changement climatique, ndlr]", ont-il souligné.

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