Tanitnews

Trudeau "en enfer": un conseiller de Trump fait marche arrière


Nous pensons qu'il existe de réelles possibilités de conclure un très bon accord digne du 21e siècle.

Le Canada se prépare à tous les scénarios dans le conflit commercial avec les Etats-Unis face à un président américain imprévisible, qui a averti mardi que les critiques de Justin Trudeau allaient coûter "cher" à son voisin du Nord.

Son collègue le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, a pour sa part critiqué la logique économique de M. Trump.

Qui plus est, le conseiller de la Maison-Blanche en matière de commerce, Peter Navarro, a quant à lui déclaré qu'une " place spéciale en enfer " attendait M. Trudeau, avant de s'excuser. Les louanges ne se sont pas répétées le lendemain à la Chambre des communes, mais il a tout de même été applaudi quand il a " remercié les députés et les Canadiens qui ont fait preuve d'unité et de solidarité, au-delà des considérations partisanes ".

Après les menaces de Donald Trump visant les secteurs automobiles et laitiers, le Canada est prêt à toutes les éventualités, a déclaré Chrystia Freeland.

François Lenglet va quitter France 2 pour TF1
Nos confrères expliquent que c'est Thierry Thuillier, patron de l'info de la Une, qui lui a proposé de rejoindre la chaîne privée. Le "Monsieur Economie" officiait sur le service public depuis 2012, et présentait l'émission " L'Angle Eco ".

Elle a jugé " absurde " l'enquête menée par Washington sur l'impact que les importations de véhicules assemblées au Canada par des constructeurs américains ont sur la sécurité nationale des États-Unis. Elle a souligné qu'elle avait eu "un bon échange" dimanche avec le représentant américain au Commerce (USTR) Robert Lighthizer et qu'elle essaierait de le rencontrer mercredi à Washington.

M. Trudeau avait répété que les nouveaux droits de douane imposés par les Etats-Unis au Canada sur l'acier et l'aluminium étaient "insultants", au regard de l'histoire entre les deux pays.

Mme Freeland s'entretiendra à 14h avec les membres du Comité sénatorial des relations étrangères des États-Unis, dirigé par le sénateur républicain Bob Corker, l'un des principaux alliés du Canada à Washington.

"Ce qui est vraiment nouveau dans la relation canado-américaine, c'est le fait d'avoir aussi peu de confiance mutuelle", a remarqué à l'AFP Frédéric Mérand, professeur de sciences politiques à l'Université de Montréal. Sa fermeté face aux prétentions protectionnistes américaines, appuyée par 70 % de Canadiens, selon un sondage d'avant le G7, est saluée même par ses adversaires conservateurs - d'Andrew Scheer, chef du principal parti d'opposition, à l'ex-premier ministre Stephen Harper et au nouveau premier ministre ontarien Doug Ford, dont la province ferait largement les frais d'une détérioration des relations commerciales.

" À Ottawa, on a depuis longtemps fait une croix sur l'idée que la clé des relations canado-américaines allait dépendre du locataire actuel de la Maison-Blanche", a ajouté M. Mérand.

Articles Liés

Commentaires