Tanitnews

Etats-Unis/Union Européenne : Trump et l'Europe en plein divorce


La réunion à laquelle participera le président afghan Ashraf Ghani, devrait être l'occasion d'entendre Donald Trump sur la question afghane, un an après son annonce surprise de l'envoi de troupes américaines supplémentaires sur le terrain. Il a mis le sommet sous pression à coup de messages sur son compte Twitter et de déclarations peu amènes à l'adresse des mauvais payeurs.

"L'Allemagne est complètement contrôlée par la Russie (.) elle est prisonnière de la Russie", avait-il lancé dans une tirade d'une rare dureté dans ce genre de rendez-vous entre alliés. "L'Allemagne vient de commencer à payer à la Russie, le pays dont elle veut se protéger, des milliards de dollars pour ses besoins en énergie provenant d'un nouveau gazoduc en provenance de Russie".

"Les Alliés pouvaient être inquiets, car hier j'étais extrêmement insatisfait de ce qui se passait et ils ont considérablement renforcé leurs engagements". Le président américain "a commencé par dire qu'il avait beaucoup d'estime pour les Européens et, deux secondes plus tard, il a lancé son discours sur le partage du fardeau pour les dépenses de défense", a expliqué le chef de la diplomatie luxembourgeoise Jean Asselborn.

"J'ai obtenu des progrès extraordinaires par rapport à mes prédécesseurs", a-t-il soutenu. Rompant avec le ton policé de ses prédécesseurs, le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, l'a interpelé mardi pour lui dire combien ses critiques presque quotidiennes étaient déplaisantes et l'a invité à "mieux considérer" ses alliés "car l'Amérique n'en a pas tant que ça".

La chancelière Merkel a néanmoins rétorqué que les Allemands savaient que "nous devons faire plus et que nous le faisons depuis un certain temps".

États-Unis. Trump nomme le conservateur Brett Kavanaugh à la Cour suprême
Trump a rejeté l'idée d'une politisation de la Cour suprême, une critique renforcée depuis que la haute cour a désigné George W. Plus récemment, Kavanaugh s'était opposé à l'avortement d'une adolescente entrée illégalement aux Etats-Unis.

"Je crois en l'OTAN".

"Maintenant, nous sommes très heureux d'avoir une Otan très puissante, très forte, beaucoup plus forte qu'il y a deux jours", a poursuivi le président américain.

Emmanuel Macron a "appelé" selon l'Elysée les dirigeants des 28 autres Etats membres de l'Otan à "ne pas fragiliser l'Alliance", pendant le sommet qui s'est ouvert en début d'après-midi au siège de cette organisation à Bruxelles. Il insiste pour que ces derniers augmenter leurs dépenses militaires pour qu'elles atteignent 4% de leur PIB, un chiffre bien supérieur à l'objectif initial de 2%.

Au-delà de l'effort de défense, d'autres questions seront abordées par les 29 chefs d'Etat et de gouvernement, qui ont invité officiellement la Macédoine à entamer des négociations d'adhésion à l'Alliance et ont fait part de leur inquiétude face aux menaces posées par la Russie, l'Iran et la Corée du Nord.

"Nous sommes pleinement en ligne avec ce qui a été acté dans la déclaration finale qui a été adoptée mercredi de manière consensuelle", a-t-elle précisé. Les Alliés souhaitent avoir des éclaircissements sur les intentions du président américain avant sa rencontre avec son homologue russe.

Articles Liés

Commentaires