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Naomi Musenga est morte d'une intoxication au paracétamol, ouverture d'une information judiciaire


Dans un communiqué ce mercredi, la procureure de la République de Strasbourg Yolande Renzi a ainsi précisé que l'information judiciaire serait ouverte dans les prochains jours pour "non-assistance à personne en péril contre l'opératrice du centre des appels d'urgence et tous autres, ainsi que du chef d'homicide involontaire contre X".

"Le décès est la conséquence d'une intoxication au paracétamol sur plusieurs jours", a-t-il poursuivi.

"La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès", ajoute le procureur.

Le 29 décembre 2017, Naomi Musenga, 22 ans, avait composé le numéro du Samu.

Mais "je ne crois pas que la prise de paracétamol soit la cause qui a précipité le décès de ma fille", qui était "bien informée sur la manière de prendre ce médicament", et "nous allons le prouver", a aussi réagi le père de la jeune femme.

Les autopsies des cinq corps débuteront jeudi — Meurtres à Pau
Les cinq corps ont été transportés à l'Institut médico légal de Toulouse où ils devraient être autopsiés dans les prochains jours. La Rep indique également que l'appartement où a eu lieu le drame était celui d'une famille d'Espagnols.

Une information judiciaire va être ouverte après la mort de Naomi Musenga. C'est désormais chose faite. C'est ce qu'avaient réclamé les parents de la jeune femme décédée fin décembre à Strasbourg après un appel au Samu traité avec mépris.

Le procureur a ajouté avoir reçu plusieurs membres de la famille de Naomi Musenga le 10 juillet "afin de leur donner connaissance des conclusions de l'enquête".

La diffusion de l'échange entre Naomi et l'opératrice du Samu avait soulevé l'indignation. Quelques rassemblements avaient réuni des dizaines de personnes dans plusieurs villes de France. Suite à la révélation de l'affaire, le responsable du Samu de Strasbourg avait présenté sa démission.

Les parents de Naomi Musenga devaient être reçus ce mercredi soir avec leurs avocats à Paris au ministère des Solidarités et de la Santé d'Agnès Buzyn.

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