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Otan : réunion d'urgence en présence de Donald Trump


"L'Allemagne est totalement sous le contrôle de la Russie ".

Le "déluge de propos acides" de Trump lors de cette première journée du sommet "a provoqué la stupéfaction des diplomates de l'Otan" et "suscité l'inquiétude" jusque dans les rangs du parti républicain, a rapporté mercredi soir CNN, sur son site Internet.

Donald Trump a de nouveau fustigé mercredi le projet de gazoduc Nord Stream 2, qui vise à doubler les capacités de livraison de gaz russe en Europe en passant par la mer Baltique et en évitant l'Ukraine, avec qui la Russie entretient des relations conflictuelles. "Comment expliquer cela? Ce n'est pas juste", a-t-il observé lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

Emmanuel Macron a "appelé" selon l'Elysée les dirigeants des 28 autres Etats membres de l'Otan à "ne pas fragiliser l'Alliance", pendant le sommet qui s'est ouvert en début d'après-midi au siège de cette organisation à Bruxelles. Paradoxalement, ne peut-on pas voir Donald Trump comme un potentiel "sauveur" de l'Europe, en forçant ses élites à affronter les véritables problèmes de l'Union? "Nous serons en mesure de discuter avec lui pendant le sommet de la relation entre l'Otan et la Russie".

L'un des résultats du sommet est d'avoir réaffirmé les objectifs budgétaires pris par les alliés dès leur sommet de 2014 au Pays de Galles de consacrer 2 % de leur PIB à la défense, dont 20 % aux investissements de matériel et de recherches et développement.

" Nous avons eu une excellente réunion aujourd'hui (sur la partage du fardeau)".

Chris, 2e ouragan de la saison américaine
Chris est devenu mardi, après Beryl , le deuxième ouragan de la saison dans l'Atlantique. L'île de la Dominique est passée d'alerte ouragan à tempête tropicale.

Une quinzaine d'Etats membres, dont l'Allemagne, le Canada, l'Italie, la Belgique et l'Espagne, étaient sous les 1,4% du PIB en 2018.

"L'Allemagne est un pays riche".

Le Président américain a soufflé le chaud et le froid sur l'Alliance atlantique, jouant tantôt au loup solitaire et tantôt au leader inspiré.

L'analyste américain Aaron David Miller, du think tank Wilson Center, et ancien haut diplomate du département d'État, résume ainsi le sommet dans un tweet: "Trump est venu à l'OTAN; il a créé une crise; il affirme qu'il l'a réglée; et il a posé les bases d'une série d'engagements et de malentendus en cours mutuellement contradictoires".

L'autre résultat est d'avoir confirmé l'engagement des alliés au renforcement de leur flanc oriental en Pologne et dans les trois pays baltes face à la Russie, mais aussi de poursuivre la mission de l'Otan en Afghanistan et d'approuver l'envoi de formateurs militaires en Irak dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. "Il est important que l'Otan reste unie", a-t-il insisté. "Nous protégeons tous ces pays", a-t-il souligné. Mais il réclame aussitôt à ses alliés de porter leur effort militaire à 4 % du PIB, le double d'un l'objectif que l'Otan ne parvient toujours pas à faire appliquer.

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