Tanitnews

Pique adressée à May? Trump voit en Johnson "un grand Premier ministre"


La livre sterling est remontée face à l'euro et face au dollar vendredi après que Donald Trump, en visite au Royaume-Uni, est revenu sur ses critiques vis-à-vis du plan de la Première ministre britannique à propos du Brexit.

"Nous sommes tombés d'accord aujourd'hui pour que lorsque le Royaume-Uni quittera l'Union européenne, nous chercherons a établir un accord de libre-échange Royaume-Uni/Etats-Unis ambitieux", a renchéri Mme May.

Affichant sa volonté de parvenir à un "formidable" accord d'échange bilatéral avec Londres, M. Trump s'est voulu optimiste: "nous voulons faire des échanges avec le Royaume-Uni, ils veulent en faire avec nous".

Au cours d'une conférence de presse particulièrement décousue depuis la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques à Chequers, au nord-ouest de Londres, le locataire de la Maison Blanche a assuré n'avoir jamais mis en cause la stratégie de Mme May. Une manière pour lui de mettre la pression sur Theresa May qui a subi la démission de deux des cadres de son gouvernement, dont Boris Johnson, partisan d'un Brexit dur.

"C'est une très bonne négociatrice, très dure, elle est très intelligente, très déterminée", a martelé le magnat de l'immobilier. "Je ne prends pas de questions de CNN!", a-t-il ainsi asséné.

Trump regrette par ailleurs que la Première ministre britannique ait ignoré ses conseils sur la façon de quitter l'Union européenne.

Cette sortie de M. Trump constituait une claque d'autant plus cinglante pour Mme May que, jeudi soir, elle lui a déroulé le tapis rouge et avait vanté la force du lien transatlantique.

Griezmann ne prend pas de gants et allume Courtois — EdF
L'attaquant a rappelé le CV de Courtois, lui qui est passé dans des clubs où le style de jeu est comparable à celui des Bleus . Très amer après la défaite, Thibaut Courtois a fortement critiqué le jeu de la France .

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ne sont pas seulement les alliés les plus proches, mais les amis les plus sincères.Theresa May, première ministre britannique.

De quoi pimenter les discussions bilatérales organisées dans la matinée, à 70 kilomètres de Londres, avant une visite au palais de Windsor pour prendre le thé avec la reine. bien loin toujours des rassemblements contre la venue du président américain débutés jeudi 10 juillet dans la capitale.

"Des manifestations sont en fait prévues à travers une cinquantaine de villes au Royaume-Uni, vendredi, pour dénoncer les positions de M. Trump en matière d'immigration, de relations raciales, de condition féminine et de lutte aux changements climatiques, entre autres".

"C'est une opportunité incroyable pour nos deux pays et nous la saisirons pleinement", a insisté M. Trump.

Dernière étape de sa tournée européenne, il rejoindra ensuite Helsinki où il retrouvera son homologue russe Vladimir Poutine.

"Nous avons été beaucoup plus fermes sur la Russie que quiconque", a dit pour sa part M. Trump.

"Mais avoir une relation spéciale signifie que nous attendons l'un de l'autre les valeurs les plus élevées, et cela implique aussi de dire quand les valeurs qui nous sont chères sont menacées", a ajouté l'élu travailliste, qui a eu des échanges envenimés avec M. Trump depuis l'arrivée au pouvoir de ce dernier.

Articles Liés

Commentaires