Tanitnews

Les pilotes allemands en grève ce mercredi — Ryanair


Bras de fer entre les salariés de Ryanair et leur patron.

Ryanair, en proie à des turbulences sociales inédites depuis un an, fait face mercredi à une nouvelle grève déclenchée par son personnel allemand, préambule d'un débrayage européen fin septembre.

En août, Ryanair avait dû annuler 250 vols au départ et à destination de l'Allemagne après que ses pilotes allemands avaient annoncé rejoindre un mouvement de grève européen.

Il a assuré que la direction avait accepté le principe d'une médiation pour résoudre son conflit avec ses pilotes et son personnel de cabine, mais que ces derniers avaient refusé cette proposition et décidé de faire grève.

Au mois d'août, la compagnie a fait face à un vaste mouvement coordonné de son personnel dans cinq pays européens: 400 vols annulés en pleine période de vacances et plus de 55.000 passagers concernés.

Trump pris en flagrant délit de mensonge — Conflit palestino-israélien
Washington permettait aux Palestiniens de garder leur mission diplomatique afin qu'ils puissent s'engager dans un effort de paix. Loin de céder, les Palestiniens comptent redoubler d'efforts contre Israël devant la CPI , a prévenu Hossam Zomlot.

Entretemps, la compagnie a trouvé des accords en Irlande et en Italie, jugés toutefois insuffisants par le syndicat allemand VC.

Le transporteur irlandais, première compagnie européenne en nombre de passagers, a menacé en retour de réduire ses activités dans certains aéroports d'Allemagne et de devoir licencier.

"Si ces menaces de grève continuent, elles mèneront à une réduction des opérations en Allemagne et à des suppressions d'emplois pour les pilotes comme le personnel navigant, en particulier dans les aéroports allemands secondaires où nous enregistrons des pertes chaque hiver", a déclaré dans un communiqué le directeur marketing de Ryanair, Kenny Jacobs.

Le syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit (VC) demande "depuis des mois des améliorations" au niveau des salaires et des conditions de travail, a-t-il indiqué dans un communiqué. Les grévistes exigent, outre l'augmentation de leurs salaires, la mise en place d'un salaire minimum, des contrats locaux et non irlandais et la prise en compte de la totalité des heures effectuées, y compris avant et après le décollage de l'appareil.

La compagnie avait entamé en décembre dernier un virage à 180 degrés en débutant un processus de dialogue avec les syndicats qu'elle refusait catégoriquement jusque-là.

Articles Liés

Commentaires