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Trump et Obama s'attribuent chacun les lauriers de l'embellie économique américaine


"Le président Trump a retourné les évolutions économiques atones expérimentées sous Obama".

Il suffit de comparer une donnée trimestrielle (la croissance du PIB en rythme annuel) et une donnée mensuelle (le taux de chômage) et comme le montre une analyse menée par l'AFP à partir des données du Bureau of Economic Analysis et du Bureau of Labor Statistics, les deux organismes américains de référence pour l'économie et l'emploi, le phénomène est loin d'être rare.

Pas un jour, quasiment, ne passe sans que le président républicain se glorifie du dynamisme économique du pays, s'attribuant entièrement les lauriers de cette performance. "Si les démocrates avaient gagné les élections en 2016, (la croissance du) PIB, qui était d'environ 1% et en train de ralentir, aurait été de moins 4% au lieu de jusqu'à plus 4,2%", a-t-il estimé. Ce que dévoile le portrait qu'en font des personnalités qui lui ont été ou sont encore proches, c'est que Donald Trump est tout sauf accessible à la raison gardée dans les situations périlleuses pour la paix internationale car n'agissant et réagissant que guidé par ses impulsions malavisées dont il refuse la contestation fût-elle par ses fidèles collaborateurs et conseillers. "Ce n'est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner!", a-t-il tonné, dans une allusion aux récentes révélations faites par le journaliste d'investigation Bob Woodward dans un livre décrivant un président colérique, inculte, en permanence "contourné" par son équipe, qui tente d'éviter le pire. Relativement discret depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier 2017, le 44e président des Etats-Unis avait jusqu'ici soigneusement évité de s'attaquer nommément au 45e. Mais, face à la menace Trump, les démocrates sont soulagés de voir Obama rempiler pour une autre campagne.

Il a d'abord rappelé le contexte: lorsqu'il a pris ses fonctions en 2009, l'économie américaine perdait 800.000 emplois chaque mois. Depuis que le successeur de Barak Obama préside aux destinées de l'hyperpuissance militaire et économique qu'est l'Amérique, tous sont en effet confrontés à la conduite par lui d'une politique étrangère qui se résume à vouloir les soumettre à l'acceptation d'un ordre mondial totalement voué à la consécration de la primauté des intérêts nationaux américains. Cela n'a pas commencé avec Donald Trump.

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Ce nouveau documentaire est une suite non-officielle de son précédent Fahrenheit 9/11 sur l'arrivée au pouvoir de George W. Après Michael Moore in Trumpland , le cinéaste américain revient à la charge contre le président.

"Quand j'ai quitté mes fonctions, le revenu des ménages était proche d'un record (.) et les salaires augmentaient", a fait valoir M. Obama.

"Il n'y a aucun doute que le crédit est à mettre au compte d'un mélange" des deux présidences, estime Douglas Holtz-Eakin, ancien directeur du Bureau du budget du Congrès.

Les économistes s'accordent à dire que la refonte fiscale, la plus importante depuis 30 ans, stimule largement l'économie américaine puisque celle-ci a réduit certains impôts sur le revenu et surtout abaissé nettement l'impôt sur les sociétés (de 35 % à 21 %). Le FMI projette ainsi un ralentissement à 1,9% en 2020 et 1,7% en 2021.

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