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"La pauvreté ne doit plus se transmettre en héritage" — Emmmanuel Macron


Au début de son discours, il a ainsi repris sa formule sur les "premiers de cordée" qu'il avait utilisée à l'automne 2017 et qui lui avait valu une volée de bois vert.

"Refuser la fatalité sociale, c'est lutter contre ce déterminisme qui, dès l'enfance, détruit des trajectoires de vie (.) Il y a dans chaque enfant, à commencer par un enfant qui naît dans une famille pauvre, un Mozart qu'on assassine parce qu'on décide de fait qu'il n'a aucune chance de devenir Mozart", a ajouté le chef de l'Etat. Revenu universel? L'expression a immédiatement interpellé l'assistance au musée de l'Homme, évoquant d'emblée les débats passionnés qui avaient accompagné cette promesse emblématique de Benoît Hamon pendant sa campagne présidentielle.

Franceinfo détaille ce que l'on sait de cette mesure, qu'Emmanuel Macron ne veut pas voir réduite à l'acronyme RUA.

Il donne aussi des gages à l'aile gauche de sa majorité, qui appelait à un tournant social de la politique gouvernementale jugée trop libérale par certains élus.

Pour les jeunes suivis par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), il a dit vouloir "créer une obligation ", en "contractualisant " avec les départements, pour trouver un logement, une formation, un emploi, aux jeunes qui n'ont "pas de solution" à leur sortie du dispositif à 18 ans.

Sont considérés comme pauvres celles et ceux qui perçoivent moins de 1.026 euros par mois (pour une personne seule), c'est-à-dire moins de 60% du revenu médian de la population. Le montant s'élèvera à "8 milliards d'euros répartis sur quatre ans", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, au quotidien 20 Minutes.

"Le livre de Woodward est une escroquerie" — Trump
Néanmoins, le ministre de la Défense "James Mattis, et son équipe ont exhorté M. Kim à attaquer la Corée du Sud, et ils ont finalement réussi", selon M.

Elle s'appuiera sur deux "piliers", la prévention de la précarité, notamment chez les plus jeunes, et l'aide à la réinsertion vers l'emploi. Il proposait aussi le versement d'un revenu d'existence à tous les jeunes de 18 à 25 ans "quel que soit leur niveau de ressource". Des moyens supplémentaires seront attribués aux missions locales pour qu'elles repèrent les décrocheurs du système scolaire et leur proposent des formations.

"L'accès à la cantine sera rendu plus universel en développant les repas à un euro", a précisé Emmanuel Macron. Tout en jurant que le revenu universel version Macron ne sera pas l'arbre qui cache la forêt d'une réduction des aides sociales.

Plus de jeunes "hors des radars"20% des jeunes sont pauvres", souligne le président".

Concernant le "deuxième pilier", le gouvernement promet le "développement massif de dispositifs d'insertion par l'activité économique", considérant que "le retour au travail est le meilleur outil de lutte contre la pauvreté". Au total 200.000 personnes supplémentaires pourront bénéficier de la CMU-C et le panier d'offres sera amélioré pour 1,4 million de personnes. A la fin de son discours, le président de la République a annoncé une "loi en 2020" visant à créer "un revenu universel d'activité" qui fusionnerait plusieurs prestations sociales pour "garantir un seuil minimal de dignité" à tous. Les expérimentations évaluées positivement pour les personnes les plus fragiles seront déployées: "Territoires zéro chômeur de longues durée", Convergence, Tapaj (travail alternatif payé à la journée) et SÈVE (médiation active vers l'emploi). Emmanuel Macron, qui s'était emporté en juin contre +le pognon de dingue+ que représentent les aides sociales, a en outre appelé à "repenser les minima sociaux", un véritable "maquis" selon lui. Il faut donc "lancer un combat neuf, indispensable, vital pour notre pays, celui de décider résolument de ne plus oublier personne".

Regrettant qu' "aujourd'hui, 5% des enfants de quartier défavorisé sont gardés en crèche, contre 22% des enfants de quartier aisé", le chef de l'Etat annonce "les communes les plus pauvres vont être aider à construire des crèches, en limitant à 10% du prix de construction ce qu'elles doivent payer ".

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