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Affaire Benalla: tension après un coup de fil de Macron au Sénat


Filmé en train de frapper un manifestant en marge des défilés du 1er-Mai, Alexandre Benalla a été mis en examen le 22 juillet notamment pour "violences en réunion" aux côtés d'un employé de LREM, Vincent Crase. Comme devant les parlementaires, François Xavier Lauch a insisté également sur le fait qu'Alexandre Benalla n'avait pas exercé de missions de police, contrairement à ce qui a été dit du côté de l'opposition française et dans les médias durant tout l'été.

La fonction qu'exerçait Alexandre Benalla, en particulier, reste floue.

Viendra, viendra pas... Après quelques jours d'hésitation, Alexandre Benalla, l'ancien chargé de mission de l'Elysée, s'est rendu à l'évidence. "Je vais venir à la convocation parce qu'on me menace", estime-t-il. Il s'en prend directement à la commission d'enquête du Sénat qui "bafoue les règles constitutionnelles de notre pays" et à son président, Philippe Bas qualifié de "petit marquis". Mais son avocat a fait valoir que ses activités à l'Élysée étaient couvertes par "le secret professionnel" et que son client était "habilité secret défense".

Le Sénat tient sa victoire. "Ce sont des petites personnes qui n'ont aucun droit, et aucun respect pour la République française et la démocratie", ajoute-t-il après avoir précisé qu'il "mesure très bien [ses] propos".

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Mais les élus ne pourront pas interroger Alexandre Benalla sur ses agissements du 1er mai, directement visés par la justice.

Il tient des propos très dur contre le sénateur Philippe Bas, président de la commission d'enquête: "Ça, ce sont des questions aujourd'hui, que se pose la justice, donc auxquelles je ne pourrai pas répondre, mais j'irai".

L'affaire Benalla a débuté le 18 juillet quand le quotidien Le Monde a révélé qu'un mystérieux jeune barbu, coiffé d'un casque à visière de policier, qui avait molesté deux manifestants le 1er mai à Paris, n'était autre qu'un collaborateur, qui plus est "proche", du président Macron.

"Est-ce que le Sénat, en ayant constitué une commission d'enquête sur l'affaire Benalla, provoque un dysfonctionnement des pouvoirs publics?" Au téléphone, le chef de l'État s'est montré critique vis-à-vis de la commission, craignant que les équilibres institutionnels ne soient mis en cause, selon l'hebdomadaire.

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