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Coupables de la mort de Méric condamnés: ses parents parlent aux caméras


Environ 500 militants et sympathisants antifascistes ont manifesté vendredi soir à Paris en mémoire de Clément Méric, jeune militant tué dans une rixe avec des skinheads en 2013, alors que la cour d'assises de Paris condamnait deux de ses agresseurs à 11 et 7 ans et en acquittait un troisième.

L'accusation a été suivie en tous points dans son raisonnement les concernant, les deux ex-skinheads étant condamnés pour coups mortels en réunion et avec arme, circonstances aggravantes.

Dénonçant une attaque menée par un groupe déterminé, soudé par "la haine" et une "fierté mal placée", l'avocat général a requis jeudi une peine de 12 ans de réclusion criminelle à l'encontre d'Esteban Morillo, qui a reconnu être l'auteur des coups mortels, et sept ans d'emprisonnement contre Samuel Dufour, qui se battait à ses côtés. "Leurs avocats ont d'ores et déjà annoncé qu'ils comptaient faire appel".

La rixe s'était déroulée sur le bitume de la rue Caumartin le 5 juin 2013, en marge d'une vente privée de vêtements de la marque Fred Perry. Sept ans ont été requis contre Samuel Dufour, porteur d'une "arme" - poing américain ou bagues -, et une peine de quatre ans, dont deux avec sursis, contre Alexandre Eyraud, arrivé plus tard, mais dont la seule présence a favorisé "l'action collective". Un troisième, Alexandre Eyraud, comparaît pour "violences".

Ce procès doit rendre justice à Clément et mettre en évidence la violence intrinsèque de l'extrême droite.

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Le capitaine de l'équipe de France comparaissait pour conduite en état d'ivresse . Le Niçois avait été libéré sous caution en attendant sa comparution.

Deux semaines de débats ont permis de décortiquer "sept secondes" de coups mortels mais laissé de nombreuses zones d'ombre. Eyraud, lui, assure n'avoir frappé personne.

"Cette sauvagerie est parfaitement inadmissible", a martelé l'avocat général, décrivant "une bataille voulue qui aurait pu être évitée" si les skinheads n'avaient pas choisi, en sortant du showroom, d'aller "droit" sur les jeunes antifascistes qui patientaient dans la rue "à 29 mètres" de là.

Au contraire, la défense avait décrit la "peur" montant dans les rangs des skinheads, interpellés par "les rouges" qui les traitaient de "nazis" et prévenu qu'ils allaient "les attendre à dix en bas".

"Je ne me résous pas au gloubi-boulga juridique, a bondi l'avocat de Samuel Dufour, Antoine Vey". Dufour affirme s'être battu, mais pas avec Méric. "Vous ne pouvez pas condamner Dufour pour ce qu'il n'a pas fait!".

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