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Les eurodéputés veulent sanctionner la Hongrie - Monde


Viktor Orban a toutefois reçu le soutien de 4 élus de la République (notamment Nadine Morano et Franck Proust) le reste du groupe s'abstenant (Hortefeux, Dati, Danjean et Geoffroy Didier), préférant rester dans l'ambiguïté, peut être jusqu'à ce que le parti LR ne cale son angle d'attaque pour les élections européennes.

C'est la première fois de l'histoire de l'Union que le Parlement européen use d'un droit que lui consacre l'article 7 du Traité de l'Union européenne: il demande au Conseil des ministres de l'UE de "constater qu'il existe un risque clair de violation grave par un État membre des valeurs visées à l'article 2".

La décision, qui sera prise mercredi midi lors d'un vote, a donné lieu à d'âpres affrontements mardi.

"Je n'accepterai pas que les forces pro-immigration nous menacent, fassent un chantage et calomnient la Hongrie sur la base de fausses accusations", a lancé le dirigeant ultra conservateur à l'adresse des parlementaires.

Pour appuyer son propos, son gouvernement a mis en ligne une " fiche d'information " de plus de 100 pages en réponse aux critiques du Parlement.

Le rapport Judith Sargentini établit une longue liste de "préoccupations" portant sur le bafouement des libertés et valeurs prônées par l'UE dans la presse, au sein des universités, contre les minorités, contre les migrants, mais aussi en matière de corruption et d'indépendance de la justice.

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" Laisserez-vous un gouvernement bafouer sans conséquence les valeurs sur lesquelles cette Union s'est construite?" La majorité requise était des deux tiers des suffrages exprimés.

M. Orban n'a pas cherché à convaincre son auditoire, dont il estimait que l'opinion était "déjà faite".

La Hongrie est accusée de faire peser une meance "systémique" sur les valeurs de l'Union Européenne. "La Commission n'hésitera pas à prendre plus de mesures si nécessaire", a-t-il assuré. Fin août, il avait désigné le président français Emmanuel Macron comme son ennemi en Europe.

Les députés européens ont activé la procédure de l'article 7, qui pourrait conduire à des sanctions sans précédent contre Budapest. Mais le leader hongrois - à la manière d'un Trump qui s'est construit politiquement sur la dénonciation des "élites", du "multiculturalisme", du "libéralisme" - sort renforcé en tant que leader anti-européen du Vieux Continent. Mais son chef, l'Allemand Manfred Weber, avait annoncé son intention de voter personnellement en faveur de la résolution. On savait le parti divisé sur l'opportunité ou pas de stigmatiser le parti de Viktor Orban, le Fidesz, qui fait partie du PPE depuis toujours.

Viktor Orban a en revanche été lâché par le Parti populaire européen, auquel appartient le Fidesz. La gauche, l'extrême gauche, les libéraux et les Verts appuient la résolution.

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