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Rallonge budgétaire et fin du numerus clausus: l'ordonnance Macron pour la santé


Urgences "engorgées", psychiatrie "en crise", étudiants en médecine "qui souffrent": après les diagnostics alarmants, l'exécutif va détailler une réforme baptisée "Ma santé 2022: un engagement collectif".

Le gouvernement doit annoncer une augmentation supplémentaires des crédits de l'assurance maladie augmenteront en 2019.

Le plan santé comporte " trois orientations et séries de mesures", a indiqué le président. "On va labelliser entre 500 et 600 hôpitaux de proximité qui auront vraiment des missions dédiées à la proximité", a expliqué Mme Buzyn sur RMC/BFMTV, citant la "médecine polyvalente, la médecine générale, la gériatrie, les soins de suite". Pour cela, le numerus clausus, qui limite le nombre d'étudiants admis en deuxième année d'études de santé, sera bien supprimé, a-t-on appris, lundi soir, de source proche du dossier.

Dans le détail, 1,6 milliard d'euros seront consacrés à "la structuration des soins dans les territoires", 920 millions à l'investissement hospitalier, 500 millions à la "transformation numérique" et 420 millions à "l'évolution des métiers et des formations", selon cette source.

4000 asistants médicaux seront déployés pour aider les médecins en 2019.

Rentrée très difficile pour Cyril Hanouna — TPMP
Il y a quelques jours, l'animateur de Touche Pas à Mon Poste a insulté les dirigeants de la chaîne TF1 sur C8. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a même été saisi par une vingtaine de saisines officielles.

La rallonge budgétaire de 400 millions d'euros devrait notamment financer la création de 4.000 postes d'"assistants médicaux" qui auront pour mission de "décharger" les médecins des tâches administratives et de certains "actes simples comme une prise de tension ou de température", a justifié la ministre. Il a confirmé la création et le financement de 400 postes de médecins qui seront envoyés dans "les zones les plus critiques" dès 2019.

En contrepartie, les praticiens devront exercer en groupe ou au sein d'une équipe de soins, mais aussi accepter de nouveaux patients et assurer les " urgences de ville ", c'est-à-dire des consultations sans rendez-vous en journée.

Du côté des hôpitaux, l'accent sera mis sur la qualité des soins, avec une enveloppe multipliée par cinq dès l'an prochain, à 300 millions d'euros. Pour cela il souhaite notamment regrouper les blocs chirurgicaux et les maternités dans les plus gros établissements, pour leur assurer une activité plus importante. "La très décriée " tarification à l'activité " (T2A), qui pousse à réaliser des actes " inutiles ", sera remplacée par des " parcours " standardisés, en commençant par certaines maladies chroniques comme le diabète et l'insuffisance rénale chronique. Cette meilleure " pertinence " des soins sera aussi mesurée par une batterie d'indicateurs, y compris la satisfaction des patients, qui pourraient être rendus publics.

La première année commune aux études de santé (Paces) donne actuellement lieu à un concours très exigeant: sur les quelque 60.000 étudiants inscrits, seulement 13.500 ont été autorisés cette année à poursuivre leur cursus en médecine, odontologie (dentaire), pharmacie ou maïeutique (sages-femmes).

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