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4.000 postes d'"assistants médicaux" dès 2019 — Plan santé


Emmanuel Macron doit dévoiler mardi ses mesures pour remettre sur pied le système de santé, et plus particulièrement l'hôpital public.

Il a été finalement décalé en septembre. "Nous devons restructurer notre organisation pour les 50 années à venir", a-t-il déclaré depuis l'Elysée devant des professionnels de santé.

La suppression du numerus clausus fait partie duplan santé, qui est présenté ce jour par Emmanuel Macron.

Le budget de la Sécurité sociale pour 2018 prévoyait un Ondam (un total de dépenses) de 195,2 milliards d'euros. 1,6 milliard d'euros seront consacrés à "la structuration des soins dans les territoires".

Les hôpitaux seront également incités à améliorer leurs pratiques: l'enveloppe récompensant la qualité des soins sera portée de 60 à 300 millions d'euros dès l'an prochain. Le point sera fait dans trois ans et si l'évolution n'a pas été inversée, des mesures contraignantes pourraient être prises. Le député UDI Philippe Vigier, rapporteur de la commission d'enquête sur l'accès aux soins, a salué la suppression du numerus clausus mais estimé que ce plan "souffre de vraies insuffisances et ne permettra pas d'apporter une réponse à la hauteur des drames que vivent les territoires en matière d'accès aux soins".

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Victoire très sereine de la part d'Osaka , qui a livré une superbe partition, plus que jamais maîtresse de son tennis. "Ce n'est pas toutes les semaines qu'on a l'occasion de jouer une finale donc je veux prendre du plaisir".

Elle ne précise pas si l'Ondam sera maintenu à ce niveau pour les années suivantes. "Beaucoup d'étudiants continueront de prendre un enseignement complémentaire pour se sentir plus à l'aise et rassurés durant leur première année".

Le plan Santé affirme la création de 4000 postes d'assistants médicaux.

Lutte contre les déserts médicaux, fin du numerus clausus, création de 4 000 postes d'assistants médicaux pour décharger les médecins de la paperasse. Dans ces territoires en manque de couverture médicale, les hôpitaux de proximité et les centres de santé accueilleront 400 médecins généralistes salariés. " Les premiers arriveront dès 2019 dans les quartiers prioritaires pour l'accès aux soins et les zones sous-denses", c'est-à-dire dans les déserts médicaux. Des permanences de soins vont ainsi être proposées jusqu'à 20 heures, sans aucune avance de frais.

Le Président de la République s'est fixé comme objectif premier de redonner du temps médical aux soignants. "Cela ne marchera pas" d'après Emmanuel Macron et provoquerait une démotivation dans cette profession. Leur profil - infirmier, aide-soignant ou assistant administratif - reste encore à définir. "On va demander aux médecins de ville et aux hôpitaux de proximité de travailler ensemble", "on va créer un exercice mixte", a-t-elle ajouté, soulignant que la France était "le seul pays où il y a une telle différence entre la médecine hospitalière et la médecine de ville". "Il n'y aura plus de paiement à chaque consultation, mais un forfait pour solde de tout compte, charge à l'hôpital de faire en sorte que ses patients n'aient pas besoin de revenir vingt fois ", fait-on valoir à l'Élysée, où l'on explique avoir "mobilisé toutes les sociétés savantes pour calibrer le plus possible le parcours de soin idéal ". "Ce système de sélection spécifique aux études de médecine, limite le nombre d'étudiants pouvant être admis en deuxième année". Pour le remplacer, Agnès Buzyn, la ministre de la santé évoque des examens " qui sanctionneront le passage en deuxième puis en troisième année, comme dans toutes les filières ".

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