Tanitnews

Macron poursuit un périple 14-18 sur la défensive


Dans le cadre de son périple de commémoration de la guerre de 14-18, Emmanuel Macron s'est arrêté dans l'usine Renault de Maubeuge, où sont fabriqués le Kangoo et le Mercedes-Benz Citan.

Le président a passé l'après-midi à Notre-Dame-de-Lorette, site de la plus grande nécropole militaire française où reposent 22 000 combattants.

Au cinquième jour de son "itinérance mémorielle", le chef de l'Etat a dû s'expliquer à nouveau sur la controverse suscitée par ses propos sur le maréchal Pétain. Jean-Marie Le Pen a, lui, souhaité que la France rende au contraire hommage au maréchal Pétain. Il visitera l'Anneau de la Mémoire, ellipse où sont gravés les noms de 580.000 soldats morts, sans distinction de nationalité. "Ca me semble banal", a déclaré à l'AFP le cofondateur du FN, devenu RN. "Alors que l'Élysée a tenté toute la journée de mercredi d'apaiser la polémique en soulignant que le chef d'état-major irait samedi " fleurir la tombe des cinq maréchaux qui sont aux Invalides où il n'y a pas Pétain", Emmanuel Macron a insisté jeudi sur le fait qu'il " n'a jamais été question d'avoir une célébration individuelle " pour l'ancien chef du régime collaborationniste de Vichy. Le patron de Renault devrait confirmer celui, déjà annoncé en juin, d'un milliard d'euros dans les véhicules électriques.

Il est arrivé jeudi matin à l'usine Renault près de Maubeuge (Nord) pour notamment visiter la chaîne de production, avant une présentation par Carlos Ghosn des investissements du groupe.

Red Dead Redemption 2 : déjà plus de 17 millions d'unités écoulées
Il faut toutefois nuancer ce chiffre, 17 millions de copies n'ont pas été vendues à proprement parler. Et des fans qui patientaient sur sa venue, Red Dead Redemption en a beaucoup.

S'adressant au personnel de l'usine, le chef de l'Etat a eu la surprise de se faire prendre à partie par un syndicaliste de SUD. "Monsieur Macron, vous n'êtes pas le bienvenu ici". "On réussit sans vous", lui a rétorqué le syndicaliste, sifflé par nombre de ses collègues qui ont applaudi le président. "C'est pas grâce à vous", l'a coupé son interlocuteur. Depuis le début, et malgré ce qu'en ont dit le chef de l'État, le porte-parole du gouvernement et la ministre des Armées, il était bien question, comme en atteste le programme inscrit dans le dossier de presse de la Mission du centenaire 1914-1918, de "rendre hommage aux huit maréchaux qui ont dirigé les combats pendant la Première Guerre mondiale, œuvré pour la victoire finale tout au long de la guerre, et dont cinq sont inhumés aux Invalides", ce qui inclut Foch, Fayolle, Franchet d'Esperey, Lyautey et Maunoury, mais aussi Joffre et Gallieni (enterrés ailleurs), et donc...

Mais il est confronté chaque jour à des expressions de colère, contre le faible montant des retraites ou la cherté des carburants, à une semaine d'un appel à bloquer les routes le 17 novembre.

Alors que des médias ont évoqué un chemin de croix, Macron a, en réponse à un journaliste, parlé du "vrai bonheur" que lui procure ce périple. "Je capte plein de choses, de messages, d'enseignements, je vois ce qui fonctionne, ce qui n'est pas compris, ce qui ne va pas assez vite dans ce qui est décidé".

Après Europe 1 mardi, il répondra aux questions de France 3 Hauts-de-France et France 3 Grand Est jeudi à 19H00, puis sera dimanche l'invité de CNN.

Articles Liés

Commentaires