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La lutte contre la paludisme au point mort, selon l'OMS


Onze pays dans le monde concentrent ainsi plus de 70% des cas.

"Personne ne devrait mourir du paludisme".

A en croire l'OMS, la stagnation du nombre de cas correspond à celle des financements. Le paludisme est l'une des premières causes de mortalité au monde avec 219 millions de cas enregistrés en 2017, soit deux millions de plus que l'année précédente. Il s'agit du Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l'Ouganda, la République démocratique du Congo et la Tanzanie.

"Même si le financement de la lutte contre la paludisme est relativement stable depuis 2010, les investissements consentis en 2017 sont loin d'atteindre le niveau requis [.] pour réduire d'au moins 40% l'incidence du paludisme et la mortalité associée au plan mondial par rapport à 2015", estime l'OMS. "Nous lançons donc aujourd'hui un plan contre le paludisme, pour mener une riposte globale, centré sur les pays et dirigé par eux, et rendre notre action plus efficace là où elle compte le plus, au niveau local".

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Malgré des hausses marginales ces dernières années dans la distribution et l'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide, principal moyen de prévention du paludisme, en Afrique subsaharienne, le rapport établit de grandes lacunes dans la couverture. L'OMS estime que la moitié de la population à risque en Afrique dort désormais sous une moustiquaire, mais ce chiffre ne progresse que peu. Il fait suite à un appel lancé par le Dr Tedros à l'Assemblée mondiale de la Santé en mai 2018, demandant une nouvelle approche énergique pour relancer les progrès contre le paludisme.

Les objectifs fixés par la " Stratégie technique mondiale de l'OMS de lutte contre le paludisme ", 2016-2030 consiste à réduire d'au moins 40 % la morbidité et la mortalité dues au paludisme d'ici 2020. Trois autres pays, l'Algérie, l'Argentine et l'Ouzbékistan, ont demandé à l'OMS la certification officielle.

Selon l'agence de l'Organisation des Nations unies, à elle seule, l'Afrique a enregistré 93 % des décès liés au paludisme au niveau mondial en 2017. Le Rwanda aussi a recensé 436 000 cas de moins en 2017 qu'en 2016. "L'OMS et les partenaires de la lutte antipaludique mondiale continueront de faire tout leur possible pour aider les gouvernements, notamment dans les pays où la charge est la plus forte, à intensifier la riposte au paludisme". "Car, même si c'est sur ce continent qu'ont été enregistrés 88 % de la diminution des 172 000 décès par rapport à 2010, cette zone géographique reste la plus durement touchée", souligne le rapport. Les États-Unis restent les principaux bailleurs de fonds internationaux (1,2 milliards de dollars).

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