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Recul de la lutte contre le paludisme


La lutte contre le paludisme, l'une des premières causes de mortalité au monde, stagne alors que 219 millions de cas ont été enregistrés en 2017, soit deux millions de plus que l'année précédente, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié lundi. Il s'agit du Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l'Ouganda, la République démocratique du Congo et la Tanzanie.

Malgré les nombreux efforts déployés pour combattre le paludisme, la lutte contre cette maladie " est au point mort ". "Le monde fait face à une nouvelle réalité: avec la stagnation des progrès, nous risquons de dilapider des années de travail, d'investissements et de succès dans la réduction du nombre des personnes souffrant de cette maladie", alerte le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, dans le communiqué introductif du rapport.

La baisse du nombre des cas de paludisme s'est arrêtée après plusieurs années de diminution dans le monde, selon le Rapport sur le paludisme dans le monde de 2018. Mais là encore, l'Afrique est le continent le plus durement touché, tandis que la situation s'améliore en Asie.

L'Inde compte pour 4% des cas, mais, contrairement au pays d'Afrique où le paludisme sévit le plus, le nombre de personnes touchées y a diminué de 24% entre 2016 et 2017.

Bonne nouvelle de ce rapport: la mortalité liée au paludisme baisse. Enfin, l'accès aux thérapies préventives protégeant les femmes enceintes et les enfants reste insuffisant.

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Ce qui suscite encore plus les interrogations est que ce stade n'est pas doté d'un espace d'échauffement pour les remplaçants. Mais dimanche, le talent ne suffira pas.

Parallèlement au ralentissement de la baisse du nombre des cas de paludisme et des décès, le financement de la riposte mondiale a également marqué le pas, avec US $3,1 milliards mis à la disposition des programmes de lutte et d'élimination en 2017, dont US $900 millions (28%) provenant des pays d'endémie.

En 2017, les sommes mobilisées pour lutter contre le paludisme s'élevaient à 3,1 milliards de dollars, soit 2,7 milliards d'euros.

Les investissements dans la recherche ont atteint 588 millions de dollars en 2016, soit 85% des besoins annuels estimés.

Le rapport de l'OMS estime que 50 % de la population en Afrique à risque dort sous moustiquaires imprégnées d'insecticide (MII) contre 29% en 2010.

Pour réaliser les objectifs fixés dans la stratégie mondiale pour 2030, les investissements dans la lutte antipaludique devraient atteindre au moins US $6,6 milliards par an d'ici 2020 - soit plus du double de la somme disponible aujourd'hui. "L'émergence continue de la résistance du parasite aux médicaments antipaludiques et la résistance du moustique aux insecticides menacent les progrès futurs", prévient l'OMS.

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