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Trump n'exclut pas de gracier son ex-directeur de campagne — Enquête russe


S'il a véritablement menti au procureur spécial Robert Mueller, l'ancien directeur de campagne de Trump a enfreint l'accord de plaider-coupable.

Ces révélations concernant M. Manafort semblent montrer la détermination du procureur spécial de trouver d'éventuelles preuves d'une collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump qui aurait favorisé la victoire du candidat républicain en novembre 2016. "Mueller et sa bande de démocrates en colère ne regardent qu'un côté, pas l'autre". Dans le document adressé au tribunal de Washington, les avocats de Manafort ont réfuté cette affirmation en assurant que leur client avait "fourni au gouvernement des informations dans l'effort de respecter ses obligations en matière de coopération".

Robert Mueller est "devenu hors de contrôle" et "fait un mal IMMENSE à notre système judiciaire", a-t-il jugé, dénonçant une nouvelle fois une "chasse aux sorcières".

En plus des faits pour lesquels il a été condamné, l'ancien conseiller de Donald Trump a plaidé coupable en septembre des chefs d'accusation de conspiration contre les Etats-Unis et de conspiration d'entrave à la justice lors d'un second procès.

Aujourd'hui âgé de 31 ans, George Papadopoulos était entré en mars 2016 au service du candidat républicain. Le président, lui, a de nouveau cherché, dans son entretien au New York Post, à disqualifier cette enquête qui plombe sa présidence. Le site The Hill fait le même constat: "Les voix critiques suggèrent que Manafort fournissait de fausses informations à Mueller pour revenir en odeur de sainteté auprès de Trump et obtenir une grâce".

Pour l'heure, Wikileaks dément dans un tweet l'existence de la rencontre, qui aurait eu lieu à l'ambassade d'Equateur à Londres, où Julian Assange est réfugié.

USA : Samuel Little, un prisonnier avoue 90 meurtres en 35 ans
Ce n'est qu'en 2012 que les forces de l'ordre ont établi avec certitude sa responsabilité dans des meurtres . L'homme, Samuel Little , 78 ans, a avoué plus de 90 meurtres , étalés sur près d'un demi-siècle.

Si le contenu de leurs conversations n'est pas connu, ce rendez-vous peu avant l'échéance présidentielle alimente les spéculations, alors que Wikileaks est à l'origine des fuites des milliers de mails du parti démocrate vraisemblablement provoquées par des agents russes, fragilisant la campagne de Hillary Clinton.

Robert Mueller, ancien directeur respecté du FBI, est resté silencieux depuis le début de l'enquête qui a débouché sur une trentaine d'inculpations et plusieurs condamnations. M. Sessions s'était récusé de l'enquête, laissant son numéro 2 Rod Rosenstein superviser les investigations.

Le président américain a également transmis la semaine dernière ses réponses écrites au procureur Mueller après plusieurs mois de tergiversations. "Attendez que soit révélée la façon horrible et vicieuse dont ils traitent les gens, ruinant leur vie parce qu'ils refusent de mentir", a menacé Donald Trump en faisant ici allusions aux informations de lundi et non à celles du Guardian.

Ce rapport va être "politiquement très accablant" pour le président, a estimé dimanche le constitutionnaliste Alan Dershowitz sur ABC, tout en écartant la possibilité de poursuites pénales contre M. Trump.

Donald Trump doit aussi faire face à une chambre basse du Congrès désormais dominée par les démocrates, qui sont prêts à lancer des enquêtes parlementaires dans ce dossier.

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