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Canada: manifestations de francophones contre le gouvernement d'Ontario


Leur mobilisation dans une quarantaine de villes a rassemblé plusieurs milliers de personnes et reçu le soutien du Québec et de l'Acadie.

"Clairement, ces décisions sont inacceptables", a regretté Mélanie Joly, ministre fédéral des Langues officielles, venue manifester à Ottawa, la capitale du pays. Au menu, suppression de nombreux services en français, du Commissariat aux langues officielles chargé de faire respecter les droits des francophones et surtout d'un projet d'université dans la langue de Molière.

Cette université de 3000 étudiants devait voir le jour en 2020 à Toronto. "On doit se lever sans tarder, sans quoi le fait français au Canada perdra encore et encore de l'importance", estime la directrice générale de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec (SSJBCQ), Gisèle Denoncourt.

Mais les conservateurs du Premier ministre de la province Doug Ford, régulièrement décrit comme un "mini-Trump", ont enterré le projet mi-novembre, en invoquant des contraintes budgétaires: l'Ontario, qui affiche un déficit de quelque 15 milliards de dollars, va ainsi économiser 80 millions de dollars sur sept ans.

Stade Rennais : Lamouchi mis à pied
Via un communiqué publié sur le site officiel du club , ils ont annoncé leur choix de " mettre à pied " le coach Sabri Lamouchi . La lourde défaite de dimanche contre Strasbourg, au Roazhon Park (1-4), aura été celle de trop pour Sabri Lamouchi .

Dans l'éditorial, on dit comprendre les "leaders francophones de réagir farouchement lorsque leurs institutions sont menacées" et on rappelle que le gouvernement conservateur de Mike Harris a perdu sa bataille, en 2001, après avoir tenté de fermer le seul hôpital francophone de l'Ontario, Montfort, situé sur le chemin Montréal, à Ottawa. Son usage et son statut sont inclus dans la Constitution du Canada. Elle était très attendue par les 600 000 francophones de la province.

"On s'est battus assez longtemps pour que l'on ait nos droits et maintenant on essaie de nous les enlever. ça suffit!", a abondé une autre manifestante, refusant de donner son nom.

"Il faut que les gens des régions comme la nôtre dénoncent ces décisions et appuient les démarches des Franco-Ontariens, de même que l'ensemble des communautés francophones au travers le Canada".

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