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Première naissance d'un bébé à partir de l'utérus d'une donneuse décédée


Le 15 décembre 2017, au Brésil, un bébé est né après avoir été conçu grâce à l'utérus prélevé sur une femme décédée, rapporte la magazine britannique The Lancet, mercredi 5 décembre. La maman qui a reçu l'utérus avait 32 ans et était née sans utérus (syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser).

Les effets et les résultats de ce type de greffe doivent cependant encore être comparés avec ceux d'une greffe plus classique, a-t-elle ajouté, lorsqu'une femme accepte de son vivant de faire don de son utérus. Elle avait donné naissance à trois enfants. C'était une première pour une transplantation avec une donneuse morte.

La naissance s'est déroulée à 36 semaines de gestation en décembre dernier par césarienne pour plus de sécurité et l'utérus a été retiré durant l'opération.

Depuis 2013, 39 transplantations d'utérus de donneuses vivants ont été pratiquées dans le monde, dont 11 ont conduit à une naissance. Il n'a fallu que 37 jours après la transplantation pour que la patiente ait des règles et cinq mois pour qu'elles soient régulières.

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Cette première mondiale survient après que dix cas connus de transplantation utérine d'une donneuse morte - aux Etats-Unis, en République tchèque et en Turquie - n'ont pas permis d'aboutir à une naissance. Un embryon unique, fécondé in vitro, a été implanté sept mois après l'opération. Le bébé est né par césarienne le 15 décembre 2017, à 6 mois et demi de grossesse.

Les auteurs de l'étude soulignent que la greffe d'utérus post-mortem peut ouvrir de nouvelles possibilités, d'autant que beaucoup de pays ont déjà des systèmes de régulation des dons d'organes post-mortem. La fillette pesait 2,5 kg et était en bonne santé.

Le recours à des donneuses décédées, et non aux seules donneuses vivantes, pour des greffes d'utérus "pourrait élargir considérablement l'accès à ce traitement", a déclaré le Dr Dani Ejzenberg, qui a dirigé l'étude à l'Hôpital universitaire de São Paulo, cité par le Lancet. Dans le monde, on estime à une sur 500 les femmes infertiles présentant une anomalie utérine.

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