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Violences à Paris : 412 personnes interpellées et 378 en garde à vue


Selon la préfecture de police, les violences avaient fait 24 blessés, dont 5 côté forces de l'ordre, 103 personnes avaient été interpellées, dont 101 placées en garde à vue.

Les violences du week-end ont donné lieu à 363 gardes à vue, dont 32 pour des mineurs, selon un nouveau bilan du parquet de Paris. Rémy Heitz a ainsi annoncé le déferrement de toutes les personnes "contre lesquelles des charges pourront être retenues", notamment dans le cadre de procédures de comparution immédiate. Le procureur de Paris a précisé que le nombre de comparutions immédiates au tribunal correctionnel serait ainsi doublé dès demain.

Les principales qualifications enregistrées concernent des "violences envers une personne dépositaire de l'autorité publique", des "dégradations sur un bien destiné à l'utilité publique " ou encore des "ports d'arme", "par nature", comme des couteaux, ou par "destination", comme des projectiles.

Le profil des personnes actuellement en garde à vue?

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En effet, une enquête a récemment été ouverte par l'UEFA afin de vérifier si les informations publiées par Mediapart sont avérées. Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin , a prévenu que la décision était imminente.

Pour sa part, le préfet de police, Michel Delpuech, a indiqué que parmi les personnes ayant commis des violences se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche". Pas moins de "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".

Des profils que des journalistes de l'AFP ont pu croiser dans les quartiers livrés samedi au chaos: en provenance de toute la France, lunettes de ski et masque de chantiers sur le visage, pas nécessairement politisés ou rompus aux émeutes urbaines, ces manifestants portant le gilet jaune étaient prêts à des actes violents pour protester contre la politique gouvernementale. "On ne peut se revendiquer d'un mouvement qui se veut pacifique et venir sur le pavé parisien avec un comportement qui est inacceptable", a-t-il fait valoir.

Rémy Heitz a affirmé que bon nombre d'entre eux étaient des Franciliens, motivés par une délinquance d'appropriation et venus pour profiter des pillages. Le procureur de la République de Paris a indiqué que la police judiciaire a été saisie pour plusieurs faits, dont les violences autour de la grille du Jardin des Tuileries.

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