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"Gilets jaunes": un impact "sévère et continu" sur l’économie, selon Le Maire


"Par conséquent, maintenant il faut accélérer la baisse des impôts" et donc "accélérer la baisse de la dépense publique", a poursuivi Bruno Le Maire, qui s'exprimait aux côtés de sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher et du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

PARIS, 3 décembre (Reuters) - Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a appelé lundi à une accélération de la baisse des impôts pour répondre à la "crise sociale et démocratique" aux "racines profondes" exprimée par le mouvement des "Gilets jaunes". " Moins d'impôts, moins de dépense publique ", a-t-il proposé en réitérant que c'est la condition de la prospérité pour tous les Français. "Et nous sommes décidés à nous engager dans cette voie", a déclaré M. Le Maire.

"L'impact est sévère et continu", a relevé le ministre à l'issue d'une rencontre à Bercy avec les organisations professionnelles pour faire le bilan économique des manifestations.

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Il prévient aussi qu'il ne s'agit pas de "reprendre d'une main ce qui a été donné de l'autre à ceux qui travaillent ". "Cette crise est d'abord le résultat de déchirements territoriaux qui se sont aggravés depuis des années", affirme-t-il.

Lors d'un débat sur la crise liée au mouvement des "Gilets jaunes" mercredi à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit ouvert à la défiscalisation d'une prime que des entreprises décideraient de verser à leurs salariés et a souhaité le lancement d'une réflexion sur les "dépenses contraintes" des Français.

"Nous payons aujourd'hui ces choix, nous les payons au prix fort, au prix du chômage de masse, de la désindustrialisation de territoires entiers, de la relégation de certains territoires et de la désespérance de beaucoup de Français qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts même quand ils ont un travail". "C'est la réalité cruelle de la dernière décennie", a insisté le ministre, pour qui les baisses d'impôts ne pourront pas se faire sans qu'en retour la France ne se "débarrasse" du "fardeau de la dette".

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