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Production pétrolière : Le Qatar claque la porte de l'Opep


Le Qatar va quitter en janvier l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a annoncé lundi le nouveau ministre de l'Energie de l'émirat gazier. En effet, cet accord, déjà reconduit une fois en novembre 2017 à Vienne, implique, dans son format actuel, 24 Etats parmi lesquels figurent les 19 membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), dont l'Arabie saoudite et l'Algérie, mais également cinq Etats non membres au premier rang desquels se trouve la Russie.

Le marché pétrolier mondial est de plus en plus dominé par l'Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis, qui à eux trois se partagent environ le tiers de la production mondiale.

Le petit émirat du Golfe, qui ne produit "que" 600 000 barils par jour et ne dispose "que" de 2% des réserves mondiales d'or noir, préfère se concentrer sur le gaz, dont il est en revanche l'un des principaux fournisseurs de la planète. L'annonce de l'accord de samedi entre ces deux pays a été considérée comme le signe que l'Opep et ses alliés parviendraient, à la fin de la semaine, à s'entendre pour restreindre leur production pétrolière.

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Mais le groupe va devoir convaincre chacun de ses membres de se plier à sa décision, alors que l'Iran, troisième plus grand producteur de l'OPEP, a déjà demandé une exemption. Le président Donald Trump fait tout pour pousser cette production. "L'émirat profite de l'affaiblissement de l'Arabie saoudite sur la scène diplomatique provoqué par l'affaire Khashoggi", décrypte-t-il. Son objectif: tirer les prix du pétrole vers le bas, donc contenir l'inflation et empêcher la remontée des taux d'intérêt qui pourrait freiner l'insolente croissance de l'économie américaine. Alors que le baril de Brent, la référence internationale du marché, valait encore 86,74 dollars, le 3 octobre dernier, il ne vaut plus, aujourd'hui, que 61 dollars.

Ils se retrouvent jeudi à Vienne pour faire repartir les prix à la hausse. Il avait auparavant mis en scène sa bonne entente avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, battu froid par les autres dirigeants. Les ingrédients sont réunis pour un cocktail d'incertitudes sur les prix du pétrole, qui peuvent monter aussi rapidement que descendre.

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