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Blanquer met en garde contre — Mobilisation des lycéens


Après l'intervention d'environ 70 policiers, plusieurs dizaines de lycéens ont été rassemblés dans le jardin d'un pavillon de la ville et - ce qui choque nombre d'observateurs - ils ont été forcés à se mettre à genoux, les mains sur la tête ou menottées dans le dos.

146 jeunes ont été interpellés jeudi devant le lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, après des incidents.

Dans les Yvelines, 189 jeunes au total, âgés de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue, selon le procureur de Versailles. Selon lui, "L'utilisation des bonbonnes de gaz manifestait d'une volonté de violences dangereuses" à Mantes-La-Jolie. Dans le Monde, le préfet a, par ailleurs, qualifié les images d'"impressionnantes" mais il souligne qu'"aucun jeune n'a été blessé, ni maltraité, nous n'avons enregistré aucune plainte".

La mobilisation lycéenne dans la foulée des "gilets jaunes" se poursuivait vendredi notamment avec une manifestation à Paris, au lendemain d'interpellations de masse à Mantes-la-Jolie que le gouvernement justifie par "un climat de violence exceptionnelle".

Après Brest, le dépôt pétrolier de Lorient débloqué — Carburants
En Seine-Maritime, des Gilets jaunes occupaient des ronds-points et la police a recensé une dizaine de barrages. Indépendants du BTP rejoints par des gilets jaunes bloquent de nombreuses stations-services en Bretagne .

"Sur les 122 interpellations à midi, il y en avait une quarantaine qui étaient arrivés cagoulés, équipés pour détruire et pour incendier un bâtiment", a fait valoir le député en dénonçant une "vraie volonté de violence dans un contexte particulièrement tendu".

"Voilà une classe qui se tient sage", commente un homme sur une des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. "Pour ça, il y a l'IGPN, il y a le ministère de l'Intérieur, il y a le Défenseur des droits, nous sommes dans un État de droit", a ajouté M. Saint-Martin. "Cela n'est pas la République". L'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon s'est indigné: "La jeunesse Française humiliée".

Au cours des derniers jours, des élèves de Mantes engagés comme d'autres en France dans une mobilisation contre les réformes du gouvernement ont été rejoints par "une centaine d'individus encagoulés et armés de bâtons et d'engins incendiaires avec la ferme intention d'en découdre avec les forces de l'ordre". Un échantillon: "Rien ne justifie cette humiliation de mineurs.", "Le feu couve, ne l'attisez pas?!", "des procédés que rien ne peut justifier", "que penser d'un pouvoir qui traite ainsi sa jeunesse??". Le jeudi, alors que les lycéens s'apprêtaient à bloquer une nouvelle fois leur établissement, ils ont été accueillis par les forces de l'ordre, témoigne le résident. "Mais que cherche le pouvoir sinon la colère en retour?". Qu'il est à l'agonie", "Ces images nous insultent. Halte au feu, Monsieur le Président. "Au nom de nos valeurs, de ce qui fonde ce que nous sommes, de notre République, au nom de ce dont vous êtes censé être le garant, halte au feux", écrit David Cormand, le secrétaire national d'Europe Ecologie les Verts sur Twitter. Certains sont alignés, le front contre un mur.

153 personnes, en majorité des lycéens, ont été arrêtées à Mantes-la-Jolie, le 6 décembre 2018 après des heurts avec la police. La vidéo a en effet été repérée sur le compte Twitter d'un policier par l'Observatoire des violences policières, précise Libération.

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