Tanitnews

La position belge en faveur du Pacte est légitimée — Crise gouvernementale


Mais de quoi s'agit-il?

La conférence intergouvernementale concernant le Pacte des Nations Unies sur les migrations, qui se déroulera les 10 et 11 décembres 2018 dans la ville de Marrakech au Maroc, a causé une crise gouvernementale en Belgique.

Le texte recense 23 objectifs de coopération, des ambitions communes et responsabilités partagées en matière de migrations: par exemple "lutter contre les facteurs négatifs et les problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays d'origine", mais aussi "assurer l'accès des migrants aux services de base" ou "ne recourir au placement en rétention administrative des migrants qu'en dernier ressort".

Deux avions de l'armée américaine se percutent en plein vol — Japon
Les deux avions de l'armée appartenant au corps des Marines se sont percutés lors d'une opération de ravitaillement en vol, selon l'armée américaine .

Ce pacte est le nouveau cheval de bataille des gilets jaunes, qui s'inquiètent sur le net.

De source diplomatique, on souligne la "simplicité" du soutien français au pacte: "On le soutient pour ce qu'il est, c'est-à-dire une déclaration politique qui est juridiquement non contraignante, qui se fait à droit constant et qui ne crée aucunement un 'droit à la migration' comme on peut l'entendre", note-t-on, évoquant des "lectures biaisées" du texte. Certains vont même jusqu'à dénoncer la "destruction programmée de la France" dans des commentaires nauséabonds.

Ce qui sera signé à Marrakech n'est pourtant qu'un "recueil de bonnes pratiques", un pacte qui "reflète à la fois le point de vue des migrants, dont les Droits de l'Homme sont réaffirmés et les attentes des États, y compris en termes de sécurité et de contrôle des frontières", comme l'explique le ministère des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Le Pacte confirme la possibilité pour les États d'opérer la distinction entre migration régulière et irrégulière.

Articles Liés

Commentaires