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Transport routier: CGT et FO veulent une grève dès dimanche


Les routiers par la voix de FO demandent de mettre en place un rapport de force dès dimanche 9 décembre 2018 à 22 heures. La CGT et FO ont qualifié de " miettes " les mesures annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe.

La CGT, qui avait également appelé les routiers à faire grève à partir de dimanche soir, a également annoncé lever l'appel, vers midi.

La CGT et FO, deuxième et troisième syndicats du secteur, appelaient à la mobilisation pour réclamer des garanties sur le maintien de la majoration de leurs heures supplémentaires à 25% et 50%, qu'ils craignaient de voir remise en cause par une décision récente du Conseil d'État.

L'"engagement écrit" réclamé devra être inscrit "dans la convention collective nationale" du transport routier, a expliqué M. Clos à l'AFP.

"Nous sommes persuadés que depuis la décision du Conseil d'Etat le verrou des heures supplémentaires majorées a sauté pour le transport routier de marchandises", ajoutent-ils.

Édouard Philippe défend son plan de crise devant les députés — Gilets jaunes
Mais partout en France, les appels sur les réseaux sociaux à se mobiliser une nouvelle fois ce samedi sont pour l'heure maintenus. Un contexte explosif pour le gouvernement... ce qui n'aurait pourtant pas empêché son chef de célébrer son anniversaire .

La CGT, qui avait appelé le 3 décembre à des journées d'action à partir du 14 décembre, a donc accéléré son calendrier.

En début de semaine, le ministère a indiqué que cette décision, datée du 28 novembre "n'aura aucune conséquence et ne change rien en pratique".

Le ministère des Transports a réagi a cet appel à la grève en disant que "les deux organisations syndicales concernées prennent un mauvais prétexte pour lancer un appel à une grève qui n'a aucune raison d'être", alors que le gouvernement est englué dans le conflit des "gilets jaunes". "Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement".

Le gouvernement cherche à empêcher le mouvement des " gilets jaunes " de faire tache d'huile. Les deux syndicats ont consulté leur base après avoir reçu jeudi des courriers des quatre organisations d'employeurs représentatives du secteur, la FNTR, TLF, OTRE et la CNM, dans la foulée d'une réunion entre l'ensemble des syndicats représentatifs des chauffeurs routiers et la ministre des Transports Élisabeth Borne. "Ces 'mesurettes' ne sont pas de nature à permettre à une majorité de la population de boucler des fins de mois de plus en plus difficiles (.) L'heure est à la tenue d'assemblées générales dans les entreprises et les administrations pour élaborer des cahiers revendicatifs", expliquait la centrale.

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