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Actualites: Une immigrée clandestine fait le ménage pour Donald Trump


Victorina Morales, 45 ans, travaille dans le club de golf de Bedminster (New Jersey) appartenant à la firme de Donald Trump. Immigrée clandestine, elle témoigne jeudi 6 décembre à visage découvert dans le New York Times pour dénoncer l'hypocrisie du milliardaire concernant les sans-papiers. Elle y effectue des tâches ménagères pendant les séjours réguliers du président.

Arrivée aux États-Unis en 1999 après avoir traversé illégalement la frontière en Californie, Victorina Morales est entrée au service de ce club privé, qui comprend un parcours de golf, après avoir présenté de faux papiers.

Selon elle, elle a toutefois été recrutée en connaissance de cause puisque sa supérieure a été mise au courant que les papiers dont elle disposait étaient faux.

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Mais au-delà du deuil, la recherche des responsabilités est en cours. Ceux qui se sont retrouvés en-dessous sont morts écrasés. S'en suit alors un mouvement de panique.

Une immigrée clandestine travaille pour Donald Trump.

En raison du soutien exceptionnel qu'elle a fourni lors des visites de M. Trump, Mme Morales a reçu en juillet un certificat de l'Agence de la communication de la Maison-Blanche portant son nom. La femme de ménage explique avoir été traitée par le président américain de manière respectable. Son témoignage, recueilli par le New York Times, contredit les propos très durs envers les migrants, en particulier ceux venus d'Amérique latine, tenus régulièrement par le magnat de l'immobilier. "Nous sommes fatigués des abus, des insultes, de la manière dont il (Donald Trump) parle de nous alors qu'il sait que nous l'aidons à gagner de l'argent". "Nous nous mettons en quatre pour satisfaire tous ses besoins et nous devons supporter qu'il nous humilie". Aujourd'hui, Victorina Morales, l'une des femmes de ménage de Donald Trump, sort de sa réserve. Elle le décrit comme exigeant mais poli et susceptible de donner de généreux pourboires.

Consciente des répercussions que peuvent avoir ces déclarations, Victorina Morales a assuré s'attendre à se faire renvoyer, et ce, dès la publication de l'article, d'autant plus que la Trump Organization s'est montrée très ferme, " si un employé a produit de faux documents pour contourner la loi, il sera immédiatement licencié ".

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