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CAC 40 : par ici les dividendes


Or, non seulement cela est une "erreur sur le plan juridique", mais de "nombreux travaux aux États-Unis ont montré que la hausse des dividendes et des rachats d'actions a bien eu pour effet de rationner les capacités de recherche-développement des entreprises".

Les plus grandes entreprises françaises ont versé aux propriétaires d'actions des subsides analogues à ceux d'avant la crise financière de 2008. Ces derniers anticipent d'ailleurs que le meilleur est encore à venir pour les actionnaires: au vu de la progression des résultats finaux pour 2018 - 48 milliards de profits déjà engrangés au premier semestre 2018 - qui ne seront connus que dans quelques mois, ces versements de dividendes devraient continuer à augmenter l'an prochain, pronostiquent-ils.

Les sociétés du CAC 40 se portent bien et semblent avoir confiance en l'avenir. Cette année-là, le CAC 40 avait reversé 57 milliards d'euros en dividendes et rachats d'actions contre 57,4 milliards en 2018. Car 2018 a été une année record en matière de redistribution aux actionnaires, avec un total de 57,4 milliards d'euros (dont 10,9 milliards de rachat d'actions).

Aucune condamnation requise par le parquet — Procès Barbarin
La procureure adjointe Charlotte Trabut n'a requis ce mercredi aucune condamnation. Mais tout n'est pas aussi limpide dans cette citation directe complexe.

Nouveauté qui illustre la santé insolente du CAC 40, l'intégralité de ces multinationales, dont l'immense majorité des revenus proviennent désormais de l'étranger, ont versé un dividende l'an dernier.

De manière globale, les entreprises les plus généreuses, toutes formes de versement confondues, ont été Total (10,1 milliards d'euros), Sanofi (4,8 milliards) et BNP Paribas (3,8 milliards). Pour autant, le montant des dividendes versé n'a augmenté que de 4,96 % quand, dans le même temps, le résultat net courant du CAC 40 a bondi de 18 %. "Qu'elle soit redistribuée ou réinvestie dans l'entreprise, c'est toujours du patrimoine de l'actionnaire", décrypte cet enseignant-chercheur à Bordeaux. Si Total reste le principal contributeur (3,77 milliards), 17 sociétés sur 40 ont procédé à des rachats d'actions significatifs (au moins 100 millions) et 7 groupes y ont consacré chacun autour de 500 millions: L'Oréal, Vinci, Schneider, Safran, Cap Gemini, Saint-Gobain, TechnipFMC. "Ces rachats sont discrétionnaires et n'impliquent, contrairement, aux dividendes, aucun engagement implicite de récurrence", rappelle Pascal Quiry, l'un des auteurs de la lettre Vernimmen, dans les colonnes des Échos.

"Ce sont toutes des entreprises à maturité qui génèrent des capitaux propres importants, que leur faible croissance rend inutile en leur sein et qu'il est plus sain de reverser à leurs actionnaires, plutôt que de le gaspiller en surinvestissements ou en placements oisifs de trésorerie", détaille Pascal Quiry auprès des Echos.

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