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SNCF : les premiers trains du privé partiront de Nantes


Tout d'abord parce qu'il s'agit de "trains d'équilibre du territoire " (TET), dont l'autorité organisatrice est l'État, de la même manière que les régions sont les autorités organisatrices des lignes TER.

Comment cela se traduira-t-il dans les faits? Reste à voir quel sera l'impact de l'ouverture à la concurrence des Lyon - Nantes et Bordeaux - Nantes en matière de prix, temps de trajets, villes desservies et qualité de service. Ce document aura pour objectif d'informer les entreprises qui souhaitent candidater pour administrer les lignes en question.

L'État, qui ne perd pas le contrôle, attribuera l'exploitation à l'issue d'un appel d'offres l'année prochaine. L'idée est qu'elles passent des appels d'offres pour choisir un opérateur chargé d'exploiter tout ou partie de leurs TER, pendant quelques années, dans le cadre de délégations de service public. Elles pourraient potentiellement passer dans le giron d'un nouvel opérateur, autre que la SNCF. Le voyageur, lui, n'aura pas le choix.

Dans un communiqué, le ministère des Transports a annoncé qu'il entamait les démarches pour lancer un appel d'offres afin de désigner l'exploitant à partir de 2022 des lignes Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon.

CAC 40 : par ici les dividendes
Cette année-là, le CAC 40 avait reversé 57 milliards d'euros en dividendes et rachats d'actions contre 57,4 milliards en 2018. Les sociétés du CAC 40 se portent bien et semblent avoir confiance en l'avenir.

En ouvrant à la concurrence l'exploitation de ces deux premières lignes, le gouvernement commence à appliquer pour ses propres trains la réforme ferroviaire qu'il a fait voter l'an dernier.

"Que le meilleur gagne!", résume-t-on au ministère. Des lignes que chaque année, un million de voyageurs empruntent.

Parmi la poignée de lignes que doit conserver la SNCF, Paris-Clermont, Paris-Limoges-Toulouse et Bordeaux-Marseille drainent des trafics beaucoup plus importants, mais le gouvernement n'a pas jugé "opportun" de les inclure dans l'appel d'offres.

"La concurrence doit permettre d'apporter des nouveaux services, des démarches innovantes pour les voyageurs et de réduire peut-être les coûts [.] pour la collectivité qui subventionne les services ferroviaire, explique-t-on au ministère des Transports". Motif: elles doivent faire l'objet de travaux lourds ou de renouvellement du matériel qu'il vaut mieux achever au préalable, avance l'exécutif.

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