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CREED II de Steven Caple Jr. [Critique Ciné]


Synopsis: Après avoir gagné son dernier combat, Adonis Creed est désormais champion du monde de boxe.

Creed 2, la suite 4 ans après. Stallone joue avec brio sa partition de vieux Balboa revenu de tout (on le nommerait bien à l'Oscar pour la scène géniale où il engueule gentiment les services municipaux de Phidadelphie pour une histoire de réverbère cassé), mais Creed II n'offre pas l'opportunité à Dolph Lundgren de dire adieu à son rôle d'Ivan Drago, réduit à un très gros caméo (l'apparition de Brigitte Nielsen fera quand même plaisir aux fans).

Le film Creed 2 est enfin disponible dans toutes les salles de cinéma depuis ce mercredi 9 janvier 2019. Dans les six premiers films, on le voit se dépasser, construire une famille, gérer sa réussite, accepter sa chute sociale et la vieillesse.

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C'était la première arrivée en douceur de l'histoire sur cet hémisphère de la Lune qui tourne le dos en permanence à la Terre. Fait notable, on peut clairement distinguer le petit robot lunaire et les traces qu'il a laissées sur la surface.

Si Creed voulait refaire et défaire Rocky comme lettre d'amour de son réalisateur, Ryan Coogler, au genre et passage de flambeau, la suite s'attaque au sublime nanar que fut Rocky IV (1985), acte fondateur du personnage de Jordan/Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. De toute façon, la formule de ces opéras de la boxe est si étriquée depuis le début qu'il s'agit en fait d'un éternel retour, d'une litanie répétée maintes fois qui se soldera sans exception par la même épreuve d'endurance finale. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés: avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu'il n'y a rien de plus important que les valeurs familiales.

Et la nouvelle génération dans tout cela? La relation - souvent assez cruelle - de Viktor Drago à son redoutable père est également présente à l'écran, faisant de ce rival autre chose qu'une figure fantomatique en dépit du peu de dialogues donnés à l'acteur, qui est en réalité un véritable boxeur professionnel. Hélas, là aussi une fâcheuse impression de déjà-vu s'installe, en raison d'une mise à jour - superficielle dans le meilleur des cas - d'une formule usée jusqu'à la corde.

Les adieux de Rocky Balboa.

. Cette erreur grossière se solde par un film quelconque, qui contribue au mieux de rares éléments périphériques à un univers immobile depuis sa création ou presque.

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