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La Saoudienne réfugiée à Bangkok obtient l'asile au Canada


Cette annonce vient clore un drame qui durait depuis une semaine et que la jeune femme de 18 ans avait elle-même publicisé en créant à la hâte un compte Twitter.

"Si elle ne veut pas partir, elle ne sera pas renvoyée contre son gré", a déclaré lors d'un point presse le chef de la police de l'immigration thaïlandaise, Surachate Hakparn, ajoutant qu'elle allait rencontrer dans la journée, comme elle le demande, des représentants du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR). On croit rêver mais l'histoire de Rahaf Mohammed al-Qanun ressemble à celle de beaucoup de jeunes Saoudiennes qui souhaitent ne pas porter le voile et rêvent de plus de liberté dans un pays ultraconservateur. L'Onu a répondu à ses demandes. Le HCR a transmis le dossier de "Rahaf Mohammed Al-Qunun à l'Australie pour qu'elle examine l'opportunité de lui accorder l'asile en tant que réfugiée", a déclaré Peter Dutton, le ministère australien de l'Intérieur.

Rahaf Mohammed Al-Qunun est une Saoudienne de 18 ans qui a fui en Thaïlande pour demander le statut de réfugié et l'asile à l'Australie en raison d'abus physiques et psychologiques de sa famille.

Ensaf Haidar, épouse de Raef Badaoui, a tenu pour sa part à souligner le rôle joué par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, dans l'accueil de la jeune Saoudienne au Canada. C'est ce qu'a annoncé Justin Trudeau vendredi 11 janvier, alors que la jeune Saoudienne est retenue à Bangkok depuis samedi dernier, après avoir été interceptée à l'aéroport par la police thaïlandaise. "Elle est la véritable héroïne qui a empêché son renvoi de la Thaïlande vers le Koweït", a-t-elle tweeté.

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Mais d'après Vincent Glad, journaliste pour Libération, il s'agirait de Marc Rylewski , un paparazzi français. Au début de l'échange, l'homme derrière la caméra accuse Aphatie d'être un "vendu".

Les autorités thaïlandaises voulaient la renvoyer dans son pays lundi matin. "Si elle était forcée à rentrer dans son pays, les conséquences pourraient être dramatiques", a souligné Phil Robertson, directeur adjoint de Human Rights Watch en Asie. Mais la jeune femme s'était barricadée dans une chambre d'hôtel de l'aéroport, postant sur Twitter une multitude de messages et de vidéos désespérés et accédant immédiatement à une notoriété internationale. D'après les autorités thaïlandaises, l'Australie et le Canada étaient intéressés par son accueil, mais le Canada a été plus rapide dans les démarches. "J'aimerais remercier les personnes qui m'ont soutenue et sauvé la vie".

L'Arabie saoudite est connue pour ses nombreuses restrictions envers les femmes.

L'affaire Qunun a pris une dimension particulière après le meurtre début octobre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul en Turquie. Elles sont notamment soumises à la tutelle d'un homme (père, mari ou autre suivant le cas) qui exerce sur elles une autorité arbitraire et prend à sa place les décisions importantes. " Ma famille est stricte et m'a enfermée dans une pièce durant six mois simplement pour m'être coupé les cheveux ", avait-elle expliqué dimanche, se disant certaine d'être emprisonnée en cas de retour.

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