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Nouvelle mobilisation des "gilets jaunes"


Les manifestants ont commencé à converger dans le calme dès 9h vers la place Séraucourt, un vaste espace près du centre où ils ont été autorisés à se rassembler, installant un brasero, des stands pour distribuer café et brioche aux nouveaux arrivants.

Le niveau de mobilisation des forces de l'ordre a retrouvé son niveau de la mi-décembre avec 80 000 forces de l'ordre déployées, dont 5 000 à Paris.

Vendredi matin, sur la page Facebook "Acte 9: rassemblement des gilets jaunes au centre de la France", 2.700 personnes annonçaient leur participation au rassemblement et 13.000 se disaient intéressées. Plusieurs gilets jaunes de Quimperlé pourraient y participer.

Quatorze véhicules blindés à roues de la gendarmerie seront aussi mobilisés dans la capitale, où une cinquantaine de "détachements d'intervention rapide" se concentreront sur les interpellations.

"Ceux qui appellent aux manifestations demain savent qu'il y aura de la violence et donc ils ont leur part de responsabilité", a déclaré M. Castaner dans une interview sur Facebook. Une manifestation de ce type, même si on ne connaît pas le nombre de manifestants, je crois qu'on n'a jamais connu ça de mémoire de Berruyer. Le plus notable, c'est que pour cette 9ème grande protestation des "gilets jaunes", le dispositif de sécurité sera au niveau de celui d'avant Noël. Les musées, ainsi que certains commerces, seront par ailleurs fermés.

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L'affaire Qunun a pris une dimension particulière après le meurtre début octobre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat saoudien d'Istanbul en Turquie.

"Pas de lutte des classes, tous chez les Bourgeois", proclame un tract diffusé localement.

"A la veille de " l'acte 9 " de la mobilisation des " gilets jaunes ", la préfète du Cher, Catherine Ferrier, a annoncé, ce vendredi, l'interdiction de tout rassemblement dans le centre-ville de Bourges, la ville retenue par le collectif " la France en colère " en raison de son emplacement géographique au centre de la France. Les habitants sont "inquiets", selon le maire Pascal Blanc.

Dépassé par les événements, avec un grand débat dont personne ne veut ni se sait où il mène, le gouvernement, acculé, n'a d'autres options, face aux Gilets Jaunes, que de limiter le droit à manifester et jouer à plein régime le jeu de la répression et de l'intimidation. Le mobilier urbain a été démonté et des chantiers sécurisés "de manière à ce que tout objet qui pourrait se transformer en projectile ne puisse pas être à disposition des manifestants", a-t-il dit sur RTL. D'autres mouvements sont prévus dans plusieurs grandes villes de France, comme à Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lyon, Strasbourg ou encore Lille. Des rassemblements sont prévus un peu partout dans le pays. Ils sont soutenus par Solidaires, seul syndicat à appeler à rejoindre les cortèges.

Les autorités anticipent un regain de la mobilisation des "Gilets jaunes" ce samedi, nouvelle journée d'actions annoncée sur les réseaux sociaux, et craignent une radicalisation "plus affirmée" à Paris et en province.

"J'avais de l'espoir avec le grand débat, mais ça part très mal parce qu'ils ne veulent pas entendre parler des taxes et c'est eux qui décident de ce dont on va parler", a regretté Patrick Lerest, 62 ans, "gilet jaune" à Nemours (Seine-et-Marne).

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